Pour la première fois, Alger et Tunis ont été reliées par une croisière touristique. À bord du navire Romantika, 500 voyageurs algériens ont découvert, pendant huit jours, les trésors culturels, historiques et balnéaires de la Tunisie. Cette initiative illustre une nouvelle dynamique touristique entre les deux pays voisins, alliant confort à bord et immersion culturelle.
Organisée par la société DigiBooking, cette croisière, la première du genre entre Alger et Tunis, a levé l’ancre le 29 décembre 2025 depuis le port d’Alger. Le voyage, d’une durée de huit jours, s’inscrit dans une démarche de promotion du tourisme maritime de plaisance et de luxe entre les deux rives du Maghreb. Le navire a accosté au port de La Goulette avant de permettre aux croisiéristes de rejoindre plusieurs destinations touristiques tunisiennes, dont Kairouan, où l’arrivée a été signalée vendredi 2 janvier.
Selon la télévision nationale Al Wataniya, les 500 touristes algériens embarqués ont bénéficié d’un programme riche en découvertes, comprenant des visites de monuments historiques, culturels et religieux. Plusieurs villes emblématiques de la Tunisie figuraient au programme, notamment Tunis, Carthage, Sidi Bou Saïd, Hammamet et Sousse, offrant aux visiteurs un large aperçu du patrimoine et de la diversité touristique du pays.
Au-delà des excursions terrestres, la croisière s’est voulue une véritable expérience immersive. À bord du Romantika, les passagers ont pris part à de nombreuses activités culturelles et artistiques animées par des artistes algériens et tunisiens, renforçant ainsi la dimension d’échange et de rapprochement entre les deux peuples.
Un croisiériste algérien a témoigné de son expérience en soulignant le confort du voyage et la qualité de l’accueil. “C’est la première fois que je participe à une croisière. Le voyage était très confortable. Nous avons vécu des moments inoubliables. L’accueil de nos frères tunisiens était aussi très chaleureux”, a-t-il déclaré, résumant le sentiment partagé par de nombreux participants.
Un “hôtel flottant” au service du tourisme de plaisance
Le navire Romantika, au cœur de cette première expérience maritime, a été affrété par Madar Maritime Company auprès de la compagnie estonienne Tallink. Selon l’un des organisateurs, il s’agit d’un “véritable hôtel flottant de 7 étoiles”, offrant aux voyageurs toutes les commodités nécessaires à un séjour de standing. Hébergement, restauration, espaces de loisirs et programme de divertissement ont rythmé le quotidien des croisiéristes tout au long de la traversée.
Le même responsable a précisé le déroulement du voyage, indiquant que le départ avait eu lieu le 29 décembre depuis le port d’Alger, avec une arrivée à Tunis le 4 janvier. “Nous allons lever l’ancre de Tunis le 4 janvier et arriver à Alger le lendemain, le 5 janvier”, a-t-il expliqué, soulignant la dimension circulaire de cette croisière, conçue comme une expérience complète et non comme une simple liaison maritime.
Le PDG de DigiBooking, Zebidi Rabie, a tenu à clarifier la nature du projet.”Il ne s’agit pas d’une ligne maritime, mais d’une croisière sur plusieurs jours”, a-t-il expliqué, mettant en avant le caractère touristique et expérientiel de l’initiative. Selon lui, le concept repose sur une organisation bien structurée des temps à terre et à bord. “En journée, les croisiéristes sortaient dans le cadre des excursions prévues dans le programme. Ils reviennent la nuit pour profiter du programme de divertissement prévu dans le navire”, a-t-il précisé.
A cet égard, cette première croisière Alger–Tunis constitue une expérience pilote dans le développement du tourisme maritime entre l’Algérie et la Tunisie. En réunissant transport, hébergement, animation et découverte culturelle dans une même offre, elle ouvre la voie à de nouvelles formes de coopération touristique régionale.
Le succès de cette traversée, tant en termes de participation que de satisfaction des voyageurs, met en lumière le potentiel du tourisme de croisière en Méditerranée maghrébine. Il illustre également une volonté commune de diversifier les modes de déplacement et de renforcer les échanges humains et culturels entre les deux pays, à travers des projets structurants qui dépassent le cadre strictement local pour s’inscrire dans une dynamique régionale durable.