L’impact du stress sur le tempérament et sur le quotidien est indéniable. Mais qu’en est-il de son effet sur l’immunité ? Cela semble impensable mais la corrélation risque d’être inquiétante.
C’est que, loin d’être une réaction ponctuelle de l’organisme humain face à une situation opprimante ou agaçante, le stress peut s’avérer chronique.
Sa durabilité risque d’affecter les systèmes immunitaire et nerveux. Autant comprendre ce lien et apprendre à le prévenir.
La Presse —C’est du moins ce que cherche à vulgariser un groupe d’étudiants-chercheurs, inscrits à la faculté des sciences de Tunis via la création de leur club scientifique «club immunostress».
L’objectif requis consiste à avertir le public du rapport intrinsèque entre le stress et le dysfonctionnement des systèmes immunitaire et nerveux, et ce, à travers leur participation à des évènements scientifiques et médicaux ainsi qu’en organisant des manifestations destinées au public.
Il est utile de rappeler, en effet, que le système immunitaire agit tel un bouclier naturel afin de protéger l’organisme des menaces naturelles qui risquent de lui nuire notamment les microbes – bactériens soient-ils ou viraux-, les infections et les maladies.
Pour ce, il use des cellules dites anticorps, qui repèrent, attaquent et détruisent tout micro-organisme intrus et redoutable. Outre les anticorps protecteurs, le système immunitaire protège le corps humain grâce à une barrière générale qu’est la peau.
Il dispose, aussi, de cellules dont le rôle consiste à mémoriser les microbes auxquels le système a dû faire face pour mieux les combattre à l’avenir.
L’immunité au ralenti !
Cependant, en proie au stress chronique et aux hormones du stress dont le cortisol, le système immunitaire fonctionne au ralenti, ce qui altère son rendement et son efficacité.
Suite à l’impact redoutable du stress sur l’immunité, l’organisme devient plus vulnérable faute d’une protection optimale, d’où les contaminations infectieuses à répétition. La récupération, même après la prise de médicaments, devient lente.
Le stress fatigue le cerveau
Le stress chronique ne nuit pas uniquement au système immunitaire puisqu’il offense aussi celui nerveux. Ce dernier représente la tour de contrôle du corps humain.
C’est lui qui prend les décisions et les recommande aux différents organes. Or, en présence d’un stress qui perdure, le système nerveux perd en efficience. Il a du mal à gérer la situation.
La fatigue mentale rend la concentration difficile, le sommeil aussi. Elle influe négativement sur le rythme cardiaque et sur la respiration. En proie au stress et à l’irritabilité, la personne vit dans une situation de pression constante.
Place aux bonnes habitudes !
Aussi, pour préserver la santé immunitaire et nerveuse, nombre de bonnes habitudes sont à adopter au quotidien. L’idée étant de lutter contre le stress chronique via une activité physique régulière, soit une demi-heure de marche par jour, une bonne nutrition et une bonne qualité de sommeil.
Il convient, en effet, de bien dormir afin de permettre au cerveau de se reposer et aux défenses immunitaires, de se réparer. Il est recommandé, par ailleurs, d’éviter les stimulants, notamment la caféine et les écrans et de les substituer par des activités relaxantes comme la méditation, la lecture, la musique… Mieux vaut savoir gérer son stress en faisant des pauses quand il le faut !