Visite technique des vehicules : Les dix commandements
La Presse — A la fois nécessaire et bénéfique pour chacun et pour tous, le contrôle technique des véhicules est d’autant plus important qu’il constitue une garantie pour tous les usagers de la route, toutes catégories confondues.
Pour cela, il est utile de rappeler la périodicité de la visite technique et d’énumérer en détail tous les points sur lesquels porte cette opération de contrôle.
1- La périodicité
Les voitures particulières, les motocycles et les tricycles doivent faire l’objet d’une visite technique quatre ans après la date de leur première mise en circulation et par la suite d’une visite technique périodique tous les deux ans.
Dix ans après la date de la première mise en circulation, la périodicité de la visite technique devient annuelle.
Les véhicules utilitaires et les tracteurs routiers doivent effectuer une visite technique deux ans après la date de leur première mise en circulation puis chaque année.
Au bout de dix ans à compter de la date de la première mise en circulation et toujours pour cette catégorie de véhicules, la périodicité devient de six mois.
Les voitures de taxi, de louage et les véhicules de transport public rural doivent faire l’objet d’une visite technique un an après leur première mise en circulation jusqu’à la limite de cinq ans par la suite la périodicité de la visite technique devient semestrielle.
Pour ce qui est des autocars, autobus, les véhicules d’enseignement de la conduite automobile et les véhicules touristiques, ils doivent faire l’objet d’une visite technique un an après la date de leur mise en circulation jusqu’à la troisième année puis tous les six mois.
Les véhicules destinés à la location doivent faire l’objet d’une visite technique un an après la date de la première mise en circulation et par la suite tous les six mois.
Les tracteurs agricoles et leurs remorques utilisés habituellement dans une activité agricole doivent faire l’objet d’une visite trois ans après la date de leur première mise en circulation et par la suite tous les deux ans. Au-delà de dix ans, la périodicité sera d’une année.
2- Le contrôle technique
Pour ce qui est de l’opération de contrôle proprement dite, elle s’effectue dans l’un des centres de visite technique des véhicules au choix du propriétaire.
– Identification du véhicule
Cette opération consiste à identifier le véhicule, à vérifier la plaque du constructeur et la plaque d’immatriculation ainsi que la conformité des données existant sur le certificat d’immatriculation (carte grise).
– Feux et pollution
Vérification des feux de route et de croissement, des feux de position avant et arrière et ceux de direction. Cela consiste aussi en la vérification de l’éclairage de la plaque d’immatriculation, du feu de gabarit et des autres feux s’ils existent.
A l’aide d’un appareil de mesure de la fumée (opacimétrie ou analyseur de gaz), on procède à la mesure du degrés de pollution de la fumée dégagée par le véhicule (selon que l’énergie utilisée soit essence ou gasoil).
-Châssis et suspension
Cette tache vise la vérification de la fixation du châssis pour détecter une éventuelle corrosion, une déformation ou une fissure. Le technicien procède aussi à la vérification du réservoir de la canalisation du carburant ainsi que du circuit d’échappement et du pare-chocs.
A l’aide du banc de suspension, on vérifie l’état des amortisseurs et les rotules de suspension ainsi que celui du triangle et du bras y afférent.
– La carrosserie
Cette opération consiste à détecter une éventuelle mauvaise fixation, un mauvais état ou une corrosion excessive des portes, du capot, des sièges, de la ceinture de sécurité, des rétroviseurs extérieurs, des rétroviseurs intérieurs, du pare-brise, des glaces ou de l’essuie-glace.
– Avertisseur sonore et bruit
S’assurer du bon fonctionnement de l’avertisseur sonore et détecter un niveau de bruit anormal.
– Roues et direction
Elle consiste en la vérification du volant de direction, de la colonne de direction et de l’arbre, du mécanisme de direction, de la rotule de direction, de la crémaillère, du sillent bloc, du roulement, des roues et des pneus, et ce, pour détecter une éventuelle mauvaise fixation, un jeu ou un mauvais état.
– Mécanisme
Vérification de l’état de l’hydraulique de freinage, de la boîte de vitesse et de l’arbre de transmission.
– Mesures de la suspension et des freins
A l’aide d’appareils appropriés, le technicien procède à la vérification de l’efficacité de la suspension et du frein de service ainsi que celle du frein à main. Il vérifie également le ripage pour s’assurer que le véhicule tiens bien la route.
– Equipement spéciaux et marques distinctives
Pour les engins particuliers, le technicien procède à la vérification des marques distinctives, de l’issue de secours, du dispositif de sécurité pour pont cabine basculante ainsi que des attaches remorque et semi-remorque.
Pour finir, il est utile de rappeler que l’obtention du certificat de visite technique ne dispense pas le propriétaire du véhicule de procéder à l’entretien périodique de son véhicule, et ce, dans le but de le maintenir en bon état de marche non seulement pour son bien mais pour le bien-être, et surtout, la sécurité de tous et que les centres de visite technique qui dépendent de l’Agence technique des transports terrestres (A3T) au nombre de 32 (dont les derniers fleurons sont ceux de Menzel Bourguiba et de Siliana) sont répartis sur tout le territoire du pays.
Firas BEN ATTIA