gradient blue
gradient blue
A la une Actualités

Médias publics : Au service du citoyen

  • 8 janvier 17:30
  • 6 min de lecture
Médias publics : Au service du citoyen

• Crédibilité, transparence et responsabilité

Aujourd’hui, les médias, plus particulièrement publics, sont dans l’obligation urgente de fournir aux Tunisiens une information qui allie transparence et rapidité, crédibilité et responsabilité.

Le Président de la République a exhorté les responsables de ces médias à donner l’exemple en insufflant un sang nouveau à leurs équipes et à les adapter aux impératifs de la poste-modernité.

La Presse — Il est de coutume qu’à l’avènement de la nouvelle année administrative, les gouvernements proposent à l’opinion publique, via les parlements, la feuille de route planifiée en vue de l’année en perspective, etce,enrajoutàlaloide finances et au budget de l’Etat pour le compte de la même année.

En Tunisie, le Président Kaïs Saïed a pris l’habi tude de s’adresser aux Tunisiens pour les féliciter tout en leur rappelant les fondamentaux sur lesquels repose son projet civilisationnel mis en œuvre depuis le déclenchement du processus du 25 juillet plaçant, faut-il le souligner encore une fois, tous les secteurs d’activité sur un pied d’égalité et aussi considérés comme un tout indivisible.

Dans la mesure où le social est interdépendant du politique, alors que le culturel ne peut aboutir qu’en symbiose avec l’environnemental. Et de nos jours, ce sont la digitalisation et l’intelligence artificielle qui dénotent la capacité d’un pays de s’aligner sur le processus international de postmodernité ou de sombrer dans l’abîme au cas où ce seraient l’idéologie et le repli sur soi qui sont choisis en tant qu’outil ou mécanisme de gestion de la chose publique.

Dans son message au peuple dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, le Président a mis les jeunes devant leurs responsabilités en leur disant de se libérer de la mentalité rétrograde de l’éternel assisté qui attend le coup de pouce du gouverneur, du délégué, voire du omda pour voler de ses propres ailes et en leur indiquant que la Tunisie du 25 Juillet n’attendra pas indéfiniment les retardataires.

Lundi 5 janvier, le Chef de l’Etat a récidivé, toujours dans le bon sens, en exhortant cette fois les professionnels du journalisme, plus particulièrement ceux exerçant au sein des médias publics, à accorder la priorité à la transparence et à l’intérêt général.

Dans la mesure où l’étape civilisationnelle par laquelle passe le pays et les attentes et les revendications légitimes exprimées, haut et fort, par le peuple tunisien commandent aux hommes et aux femmes des médias de s’aligner sur les nouvelles exigences de la crédibilité, de la précision et de l’engagement militant dans son acception libérée de tout entêtement idéologique ou clientélisme partisan, voire associatif, le but principal étant que les Tunisiens réussissent à trouver dans les médias qu’ils financent ce qu’ils espèrent. Une information patriotique, libre, responsable et au niveau qu’exige l’étape. Ce qui revient à dire, en termes plus simples, un produit

qui fournit les informations telles qu’elles sans chercher à les maquiller ou à en amputer les passages dérangeants pour telle ou telle partie, des chroniqueurs au fait de leurs sujets qui lisent au moins les communiqués officiels avant de les commenter sur les plateaux radio et TV, et aussi des animateurs qui savent recadrer leurs chroniqueurs quand ils dérivent et leur rappellent l’essentiel de leur mission, celle de servir à leurs auditeurs ou téléspectateurs une matière basée sur des informations facilement vérifiables sur les supports publics auxquels tout un chacun est en mesure d’accéder.

Et aussi de rompre avec ces pratiques désuètes qui consistent à avancer des données qu’on impute à des sources dont on refuse de révéler l’identité sous le faux prétexte que tout le monde sait tout ce qui se passe et qu’il n’est pas important de révéler les noms car les Tunisiens les connaissent. Aujourd’hui, il n’est plus acceptable que de telles pratiques se poursuivent, et qui plus est de la part de journalistes ou de pseudo-communicateurs payés sur les caisses de l’Etat.

Le Président de la République a consacré aussi une bonne partie de son intervention devant les responsables des médias publics à la notion de liberté de la presse pour

rappeler des évidences à l’attention de ceux qui ont la mémoire courte ou de ceux qui n’ont jamais eu de mémoire qu’à l’époque de la lutte pour la libération nationale, les Tunisiens trouvaient refuge dans les journaux fabriqués traditionnellement par les nationalistes et truffés hebdomadairement d’articles confectionnés par les intellectuels leaders de l’étape qui obéissaient exclusivement à leur conscience nationaliste et refusaient toutes les séductions financières des milieux coloniaux ou des parias qui étaient à la solde de la France colonialiste.

Tout simple ment parce qu’ils étaient conscients qu’ils avaient une mission historique à assumer, celle d’accompagner les Tunisiens dans leur combat sur la voie du recouvrement de leur dignité, de leur liberté et de leur souveraineté. De nos jours, la bataille nationaliste se pour- suit de plus belle, grâce précisément à la haute maturité atteinte par les Tunisiens qui ont décidé de se prendre en charge, de définir par eux-mêmes les contours de leur destin et de révéler au monde l’image d’un peuple libre, aligné sur la post-modernité et déterminé, plus que jamais, à poser son empreinte spécifique sur le parcours ininterrompu de la civilisation humaine.

Auteur

Abdelkrim DERMECH