Aéroports les plus stressants 2026 : Tunis‑Carthage absent du classement mondial
Un nouveau classement mondial des aéroports publié au début de l’année 2026 met en lumière les plateformes aériennes où les voyageurs ressentent le plus de stress lors de leurs déplacements. L’étude, conduite par la plateforme australienne iSelect, ne se focalise pas sur la satisfaction client traditionnelle, mais sur un indice opérationnel de “stress” qui reflète les contraintes structurelles et fonctionnelles rencontrées par les passagers dans les grandes infrastructures aériennes internationales.
Un indice basé sur des critères mesurables
Contrairement à d’autres classements classiques fondés sur la perception subjective des voyageurs, ce rapport s’appuie sur des données opérationnelles objectives. Parmi les principaux critères figurent :
Retards et annulations de vols, qui augmentent le temps passé par les passagers en transit.
Volumes de passagers et capacité des terminaux, souvent mis à rude épreuve en période de pointe.
Temps d’attente aux contrôles de sécurité et aux frontières, un facteur clé d’anxiété pour les voyageurs.
Accessibilité de l’aéroport, y compris l’efficacité des transports terrestres vers et depuis les terminaux.
L’objectif de cette approche est de mieux comprendre où et pourquoi certains aéroports posent davantage de difficultés opérationnelles, au‑delà des perceptions individuelles des passagers.
Les aéroports les plus “stressants” en 2026
Le classement révèle une domination des grands hubs internationaux, souvent confrontés à des niveaux de trafic extrêmement élevés. Voici les aéroports les plus stressants identifiés :
1- Newark Liberty International Airport (États‑Unis) – Premier du classement, en raison d’un volume passagers élevé, d’une capacité limitée et de retards fréquents.
2 – Humberto Delgado Airport (Lisbonne, Portugal) – Submergé par la croissance rapide des flux passagers.
3 – Manchester Airport (Royaume‑Uni) – Problèmes de congestion et files d’attente persistantes.
John F. Kennedy International Airport (États‑Unis) – Complexité opérationnelle liée à son importance mondiale.
4 – Paris Charles de Gaulle (France) – Complexité de navigation interne et flux intenses.
Chicago O’Hare (États‑Unis) – Intempéries fréquentes et retards.
5 – Los Angeles International Airport (États‑Unis) – Démarches longues et circulation dense.
London Gatwick (Royaume‑Uni) – Pression sur un seul terminal face à une forte demande.
6 – Frankfurt Airport (Allemagne) – Trafic intense et fenêtres de correspondances serrées.
7 – Amsterdam Schiphol (Pays‑Bas) – Flux de passagers et contraintes de capacité.
Ce classement met en évidence des aéroports historiquement reconnus pour leurs défis opérationnels, mais souligne aussi que les désagréments ne sont pas uniformes d’une plateforme à l’autre, dépendant souvent de facteurs saisonniers et de politiques locales de gestion des flux.
Absence de l’aéroport de Tunis‑Carthage
De manière notable, l’aéroport international de Tunis‑Carthage n’apparaît pas dans ce classement 2026 des aéroports les plus stressants publié par iSelect. Contrairement à d’autres classements plus larges ou historiques basés sur la satisfaction globale des voyageurs, qui avaient placé Tunis‑Carthage en bas de liste, cet index opérationnel ne l’a pas intégré parmi les plateformes analysées.
Cette absence s’explique principalement par la nature de l’étude, qui se concentre sur les très grands hubs mondiaux confrontés à des niveaux de trafic particulièrement élevés et à des problématiques opérationnelles accrues. Les plateformes de taille moyenne ou régionale, même si elles présentent des défis pour leurs propres utilisateurs, ne sont pas incluses systématiquement dans ce type de sélection.
Ce nouveau classement souligne les défis persistants que rencontrent les grands aéroports mondiaux alors que le trafic passagers continue sa croissance après les perturbations liées à la pandémie mondiale. Il invite les exploitants et autorités aéroportuaires à repenser leurs stratégies de gestion opérationnelle pour atténuer le stress des voyageurs et améliorer l’expérience globale.