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Plus de 316 millions de dinars de pertes pour Tunisair, selon la Cour des comptes

  • 11 janvier 18:42
  • 2 min de lecture
Plus de 316 millions de dinars de pertes pour Tunisair, selon la Cour des comptes

La compagnie aérienne nationale Tunisair figure parmi les entreprises publiques ayant enregistré les pertes les plus importantes, avec un montant estimé à plus de 316 millions de dinars, selon le rapport annuel de la Cour des comptes remis au président de la République Kaïs Saïed le vendredi 9 janvier 2026 au palais de Carthage.

D’après ce rapport, présenté par Fadhila Gargouri, vice-présidente première de la Cour des comptes, les pertes cumulées de onze établissements publics examinés s’élèvent à environ 1,07 milliard de dinars. Outre Tunisair, l’Office de la marine marchande et des ports affiche également des pertes significatives, estimées à près de 291 millions de dinars.

Les travaux de contrôle menés par la Cour mettent en évidence de nombreuses irrégularités, notamment le versement de salaires, primes et indemnités sans fondement légal, ainsi qu’un affaiblissement des mécanismes de contrôle et de suivi au sein de plusieurs structures publiques. Ces pratiques ont contribué, selon le rapport, à l’aggravation des déséquilibres financiers.

Lors de cette rencontre, le président Kaïs Saïed a estimé que ces chiffres traduisent l’ampleur des dégâts causés par une gestion défaillante et un système de corruption enraciné dans certaines institutions de l’État. Il a insisté sur la nécessité de tirer toutes les conséquences juridiques des constats établis par la Cour des comptes, soulignant que le peuple tunisien a le droit de récupérer intégralement les fonds publics perdus.

Le chef de l’État a également appelé à une révision de plusieurs textes législatifs, afin de s’attaquer aux causes structurelles de ces dérives financières, estimant que la situation actuelle « ne peut plus perdurer ».
Kaïs Saïed a enfin précisé que l’objectif n’est pas de créer des juridictions d’exception pour régler des comptes politiques, mais de garantir une Cour des comptes pleinement opérationnelle et une justice rapide et équitable dans l’ensemble des juridictions, conformément au droit et aux exigences de la reddition des comptes.

Auteur

La Presse

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