Kiosque international
Top 10 des pays africains les plus endettés auprès du FMI début 2026
L’Egypte en tête
Le Fonds monétaire international (FMI) a publié les derniers chiffres concernant l’évolution des crédits en cours en ce début d’année 2026, mettant en lumière les pays africains affichant les dettes les plus élevées auprès de l’institution.
L’Égypte conserve la première place avec un encours de 6,202 milliards de DTS, le même montant que celui enregistré au 31 décembre 2025. La stabilité récente de la dette égyptienne reflète les équilibres financiers du pays malgré les défis économiques persistants.
La Côte d’Ivoire arrive en deuxième position avec une dette de 3,625 milliards de DTS, soit environ 58,1 % du PIB, un niveau qui maintient le pays dans la catégorie de risque « modéré » et souligne son rôle de poumon économique de l’Afrique de l’Ouest. Le classement se poursuit avec le Kenya (2,939 milliards de DTS) en troisième position, suivi du Ghana (2,851 milliards de DTS), de l’Angola (2,527 milliards de DTS) et de la République démocratique du Congo (2,223 milliards de DTS).
L’Éthiopie (1,573 milliard de DTS) et la Tanzanie (1,336 milliard de DTS) occupent, respectivement, les septième et huitième places, tandis que le Cameroun (1,204 milliard de DTS) et la Zambie (1,133 milliard de DTS) complètent le top 10. Le FMI souligne que cette répartition reste relativement stable depuis novembre 2025, la plupart de ces pays n’ayant procédé à aucun remboursement significatif pouvant réduire leurs dettes.
Cette constance illustre également la dépendance continue de certaines économies africaines aux financements extérieurs et aux crédits du FMI pour soutenir leurs programmes économiques. Ce classement met en évidence l’importance d’une gestion prudente de la dette publique et de réformes structurelles afin de garantir la soutenabilité financière à moyen et long terme. Pour les pays africains les plus endettés, l’enjeu est de maintenir l’équilibre entre le recours aux financements internationaux et la solidité de leurs politiques économiques nationales.
Economie mondiale
Croissance en berne malgré la résilience
L’économie mondiale a fait preuve de résilience malgré les turbulences de l’année écoulée, mais la dynamique reste faible et nettement inférieure aux niveaux d’avant la pandémie, selon un rapport publié par l’Organisation des Nations unies.
Le produit mondial devrait progresser de 2,7 % en 2026, après 2,8 % en 2025, un niveau bien en dessous de la moyenne d’avant Covid estimée à 3,2 %.
Cette évolution s’explique notamment par des investissements insuffisants et un espace budgétaire limité, qui continuent de freiner l’activité économique et pourraient prolonger une phase de croissance en deçà de son potentiel.
Le rapport souligne qu’une atténuation partielle des tensions commerciales a permis de limiter les perturbations du commerce international. Toutefois, l’impact des tarifs douaniers, des incertitudes macroéconomiques et du durcissement des conditions financières devrait se manifester davantage en 2026.
Par ailleurs, des niveaux d’endettement élevés et le coût de l’emprunt réduisent la marge de manœuvre des politiques économiques, en particulier dans les économies en développement.
Après une hausse de 3,8 % en 2025, le commerce mondial devrait ralentir à 2,2 % en 2026, tandis que les gains liés à l’intelligence artificielle demeurent inégalement répartis.
L’inflation mondiale reculerait légèrement à 3,1 % en 2026, mais continuerait de peser sur le pouvoir d’achat.
En Afrique, la croissance est attendue à 4,0 %, un niveau légèrement supérieur à celui de 2025, malgré des risques persistants liés à l’endettement et aux chocs climatiques.
Face à ce contexte, le rapport appelle à une action collective internationale afin de soutenir les économies vulnérables et de renforcer le financement du développement.