Commentaire : L’idée et le concept
En Tunisie, comme un peu partout dans le monde, ce ne sont pas les idées qui manquent mais c’est plutôt le concept. Les idées ne sont autres qu’une vision globale, abstraite, voire un peu vague. En revanche, un concept est le cadre qui donne du sens à ces idées pour qu’elles puissent devenir une réalité. On peut disposer de mille idées, mais peu d’entre elles deviennent de véritables concepts.
Et pour garantir les conditions de succès de cette transformation, nous avons en Tunisie besoin d’un nouveau discours porteur d’espoir, de changement et surtout de crédibilité. Un nouveau discours qui rompe une fois pour toutes avec les idées reçues et les recettes préétablies.
Car chaque pays a sa propre réalité, sa légitime aspiration à devenir libre et son droit le plus absolu à défendre sa souveraineté. Et c’est ainsi que le concept devient le développement naturel et légitime de l’idée. C’est en quelque sorte une construction intellectuelle qui matérialise l’idée pour la rendre réalisable et compréhensible.
Dans l’esprit politique de Kaïs Saïed, les termes «idée» et «concept» renvoient à sa vision spécifique de la gouvernance et de la souveraineté nationale. Pour lui, l’idée centrale est le retour du pouvoir au peuple souverain. Il considère que les structures politiques intermédiaires ont trahi la révolution de 2011 et qu’il est temps de redonner une place de choix au peuple pour qu’il dise son dernier mot.
Car la finalité de tout système politique est de servir le citoyen et d’être entièrement à la disposition du peuple, et en fin de compte nous avons besoin également de libérer les esprits pour qu’ils puissent contribuer efficacement à bâtir une Tunisie nouvelle où il fait bon vivre. Ce concept, la démocratie par la base, a été concrétisé par la Constitution de 2022 et la création d’une deuxième chambre parlementaire : le Conseil national des régions et des districts. Un moyen très efficace permettant à la base de contribuer pleinement aux choix et décisions politiques du pays.
Dans le même ordre d’idées, le Président de la République rappelle toujours la nécessité de mener une guerre de libération nationale pour préserver la dignité du Tunisien là où il se trouve, et ce, à travers la consolidation d’un Etat social viable.
Une autre réalisation non moins importante à l’actif du Président Kaïs Saïed: la préservation de l’unité de l’Etat tunisien. Rappelons qu’avant le 25 juillet 2021, près de quarante institutions travaillaient de manière indépendante et sans la moindre coordination entre elles ou avec les autres institutions de l’Etat; ce qui représente un vrai danger quant à l’unité de l’Etat, ses décisions et sa souveraineté.
La création de ces institutions dites constitutionnelles avait pour but d’affaiblir l’Etat et de semer délibérément le désordre. Face à cette anarchie héritée de la décennie noire, le Président de la République a été catégorique en choisissant la renaissance de l’Etat tunisien.