Le président de la Fédération tunisienne des artisans et des PME Mehdi Barbouche a réclamé mercredi 14 janvier 2026 la suspension ou le report de la mise en œuvre de la facturation électronique prévue par l’article 53 de la loi de finances 2026.
Le président de la Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises a souligné la nécessité d’adopter une approche progressive dans l’application de cette loi, en commençant par les petites entreprises, puis les moyennes, et enfin les professions libérales. Il a également insisté sur la généralisation de la numérisation dans les différentes administrations tunisiennes, affirmant que la numérisation permet d’éliminer la corruption, les pots-de-vin et le favoritisme.
Mehdi Barbouche a demandé des éclaircissements concernant le communiqué du ministère des Finances, notamment en ce qui concerne la flexibilité dans l’application du texte afin d’éviter toute interprétation erronée. Il a affirmé que l’Union salue cette initiative, mais qu’il est indispensable de préparer le terrain et que le chef d’entreprise ne traite qu’avec l’administration fiscale uniquement, afin que les données personnelles ne soient pas accessibles aux sociétés privées.
Soutien aux PME et problématiques financières
Il a ajouté que la fédération ne soutient pas financièrement les petites et moyennes entreprises en raison du manque de ressources, mais qu’elle apporte son aide à travers l’accompagnement, le conseil et l’organisation de sessions de formation, ainsi que la conclusion d’accords de partenariat, notamment avec la Banque tunisienne de solidarité, le ministère de l’Environnement et l’Agence nationale de gestion des déchets.
Par ailleurs, Barbouche a évoqué les difficultés financières auxquelles les petites et moyennes entreprises ont été confrontées depuis le début de la pandémie de Covid-19, dont l’émission de nombreux chèques sans provision. Il a demandé la régularisation de leur situation et l’octroi d’une amnistie dans ces affaires, tout en réclamant l’ouverture d’une enquête sur le devenir des subventions et dons étrangers accordés à ces entreprises, à l’instar des aides italiennes et allemandes.