Pas de récits sur Gaza!
D errière l’écran de l’actualité au Venezuela qui accapare à raison l’attention de l’opinion internationale, la situation à Gaza même, depuis la «discutable trêve», n’est guère rassurante. La misère y est omniprésente et les violences sont aveugles; les tentes de fortune ne protègent ni du froid ni de la pluie. Aux malheurs des intempéries, s’ajoutent de nouveaux raids sur la zone de sécurité à l’intérieur et à l’extérieur de la ligne jaune.
Les sionistes continuent à tuer : des enfants palestiniens ont été récemment abattus. Depuis le cessez-le-feu, environ cinq Palestiniens sont tués par jour, des centaines de milliers de réfugiés vivant en dessous du seuil de l’humanité ne disposent pas du strict nécessaire pour survivre.
Ce qui scandalise davantage l’opinion internationale est non seulement le silence dont les dirigeants des pays occidentaux sont devenus habitués, mais les nouvelles mesures annoncées le 1er janvier par l’Etat sioniste contre les 37 ONG, au premier desquelles Médecins Sans Frontières (MSF).
Après l’interdiction aux journalistes d’entrer dans la bande pour témoigner et documenter sur l’état des lieux, ces sanctions sont désormais appliquées à 37 organisations actives simplement parce que leurs membres sur le terrain ont témoigné sur les atrocités qui se perpétuent et s’intensifient.
Cette décision a provoqué un séisme médiatique. L’Etat sioniste ne tolère plus de témoignages ni de récits, il s’attaque désormais aux penseurs et aux chercheurs. L’un de ces derniers, Vincent Lemire, historien français, connu pour être une référence sur la question palestinienne, a vu son visa retiré par l’Etat sioniste qui l’accuse d’antisémitisme (un refrain usé jusqu’à la corde.) L’écriture de l’Histoire, l’Etat sioniste veut s’en charger et l’interpréter tout seul, à sa manière et sans autres témoins.
Du Venezuela à la Palestine occupée en passant par l’Iran, il y a naturellement un fil conducteur que le Président Trump tient en main et manipule comme il l’entend dans une stratégie de domination. Le bourreau de Gaza, ce n’est un secret pour personne, veut bombarder l’Iran sous le prétexte trompeur de se défendre. Il rêve, avec l’appui de son mentor, de remodeler le Proche-Orient. Pour ce faire, il incite par tous les moyens le président Trump à faire de l’Iran sa deuxième cible (après le Venezuela).
Lundi, celui-ci s’est fait menaçant contre le pouvoir de Téhéran ; l’armée suit de près la situation, dit-il, et il y a des options très fortes sur la table.