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Société

Pharmacies privées : rejet des demi-mesures, et appel à des décisions radicales

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  • 14 janvier 14:05
  • 2 min de lecture
Pharmacies privées : rejet des demi-mesures, et appel à des décisions radicales

Le Bureau National du Syndicat Tunisien des Propriétaires de Pharmacies Privées a affirmé que l’officine privée ne peut plus supporter de solutions conjoncturelles ou provisoires. Il a souligné que l’étape actuelle exige des décisions décisives et non une gestion de crise « au compte-gouttes ».

Dans un communiqué, le bureau national a précisé que la situation actuelle ne constitue pas une rupture unilatérale de la relation contractuelle avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM). En réalité, la convention sectorielle a pris fin automatiquement le 31 décembre 2025 et n’a pas fait l’objet de discussions pour son renouvellement, faute de garanties minimales garantissant son succès.

Le syndicat a souligné que réduire la crise à une question d’arriérés de paiement avec la CNAM est une vision à court terme.

L’enjeu n’est plus seulement le remboursement des dettes, mais la protection de la pérennité de l’approvisionnement en médicaments.

Il s’agit, par ailleurs,  d’empêcher l’effondrement du service public de santé.

Selon le communiqué publié par le bureau, Le pharmacien n’est pas l’auteur de cette crise mais sa victime ; il en a supporté les conséquences jusqu’au bout, n’ayant aucun pouvoir sur les tarifs, le financement, les délais de paiement, la législation ou les décisions politiques.

Le syndicat a rappelé que les pharmacies privées ne sont pas des conglomérats financiers, mais des petites entreprises indépendantes. Elles sont portées par des professionnels issus de l’ascenseur social qui ont :

Étendu les services de santé aux quartiers populaires et aux régions de l’intérieur.

Contracté des emprunts pour s’installer.

Servi en première ligne bénévolement pendant les pandémies.

Le syndicat exprime son refus de toute solution qui ne garantit pas clairement :

La fin du rôle de « financeur » imposé au pharmacien.

La disponibilité effective du médicament en garantissant l’approvisionnement des officines.

Le respect des conclusions de l’annexe n°6 pour restaurer la confiance.

La protection matérielle et juridique du pharmacien au sein du système de santé.

La mise en place de mécanismes empêchant la répétition de la crise et protégeant la pérennité du secteur.

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Auteur

La Presse

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