Décoration de Marouène kadri à titre posthume : Reconnaissance nationale et devoir de mémoire envers les martyrs
Parler de nos martyrs tombés en défendant la patrie, notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, dépasse largement le simple devoir de mémoire.
Il s’agit d’une responsabilité nationale et morale, d’un engagement collectif visant à préserver la vérité sur le sacrifice consenti et à transmettre aux générations futures les valeurs de courage, de loyauté et de dévouement à la mère patrie.
La Presse —Le lieutenant principal de la sûreté nationale Marouène Kadri est tombé, rappelons-le, au champ d’honneur le 3 janvier dernier lors d’une opération menée aux abords du marché hebdomadaire de Fériana, dans le cadre d’actions anticipatives visant à prévenir des attaques terroristes. En reconnaissance de son engagement, la Présidence de la République lui a décerné, à titre posthume, l’Insigne de loyauté et du sacrifice, conformément au décret présidentiel n°1 de l’année 2026, daté du 7 janvier et publié au Journal officiel de la République tunisienne.
L’institution Fidaa pour la prévoyance des victimes d’actes de terrorisme parmi les militaires, les agents des forces de sécurité intérieure et des douanes, ainsi que les ayants droit des martyrs de la Révolution et ses blessés, sur instructions du Chef de l’État, a pris dès les premières heures les dispositions nécessaires pour coordonner avec le ministère de l’Intérieur et les services judiciaires afin d’assurer le suivi du dossier du martyr, conformément à la législation en vigueur.
À cette occasion, le Président de l’institution, Ahmed Jaafar, a remis à la famille la médaille de fidélité et de sacrifice, en hommage au courage de Marouène Kadri et en signe de reconnaissance de l’État envers ceux qui ont sacrifié leur vie pour la nation.
Depuis sa création, l’institution en question a multiplié les actions de terrain et les mécanismes de coordination avec les différentes structures de l’État. Elle veille à ce que le sacrifice consenti ne se traduise jamais par l’oubli ou la marginalisation, incarnant une reconnaissance institutionnelle durable, fondée sur la justice, l’équité et la fidélité à la mémoire nationale.
À travers cette distinction posthume et le suivi des familles, l’État confirme que la lutte contre le terrorisme ne se limite pas à une bataille sécuritaire. Elle est aussi un devoir moral et humain envers celles et ceux qui ont donné leur vie pour protéger la Tunisie. Honorer la mémoire des martyrs, accompagner leurs familles et traduire cette reconnaissance en actions durables demeurent au cœur de cet engagement national.
Lors de la célébration du 15e anniversaire de la Révolution de la liberté et de la dignité en décembre dernier, le Président de l’institution Fidaa a annoncé la remise des notifications de financement aux bénéficiaires pour leurs projets économiques. Il a également souligné la signature de six conventions de partenariat avec des structures publiques et la Chambre nationale des établissements de formation professionnelle privés, visant à renforcer l’accompagnement, le suivi et le financement des projets, tout en mettant en place un dispositif sanitaire répondant aux besoins des bénéficiaires.
Au-delà de l’hommage symbolique, cette démarche s’inscrit dans une politique constante de l’État qui place la reconnaissance des sacrifices des martyrs et la prise en charge de leurs familles au cœur de ses priorités. L’institution Fidaa joue un rôle central en assurant une prise en charge globale, incluant l’accompagnement social, la couverture sanitaire, le soutien psychologique et la facilitation de l’accès à l’emploi et à l’éducation pour les ayants droit.