Initiative «Tera Med» pour la transition énergétique : Un réseau arabe des médias en renfort
L’accord de Paris, issu de la Cop 2021 en 2015, déjà en vigueur, aurait ainsi marqué le début de la fin de l’ère des combustibles fossiles, un des facteurs déclencheurs du changement climatique, phénomène devenu, aujourd’hui, un vrai défi universel.
L’énergie verte se pose, alors, en alternative à la fois écologique et économique devant accroître les campagnes de sensibilisation quant à l’urgence d’y adhérer et multiplier les projets d’investissement propre.
La Presse —L’initiative «Tera Med», lancée en octobre 2024, puise dans un engagement méditerranéen visant à accélérer l’adoption des énergies renouvelables. Convaincue, la Tunisie est de la partie. Ce défi nous impose, plus que jamais, de changer nos modes de production et de consommation, avec en toile de fond de passer la vitesse supérieure vers une transition énergétique juste et équitable.
Pour rompre avec l’énergie fossile
Certes, l’engagement communautaire est de mise, mais les pays les plus vulnérables aux aléas climatiques sont appelés, sans tarder, à s’y aligner et prendre leur destin en main. On parle de l’autonomie énergétique, censée préserver la souveraineté territoriale et alimentaire des pays surendettés, ceux qui sont souvent aux prises avec une compensation carburant assez lourde.
Ce passage obligé nécessite autant d’efforts et de moyens susceptibles d’éveiller la conscience collective quant à l’urgence d’adopter les énergies renouvelables, comme un choix incontournable. Cela devrait se traduire dans les faits à grande échelle, et particulièrement dans toute la région de la Méditerranée, où la coopération interpays commence à se renforcer, mettant en avant un partenariat énergétique stratégique.
Par conséquent, la société civile aurait pu jouer un rôle capital, en tant que force de proposition et acteur influent, à même d’agir sur les politiques de leurs nations.
En fait, «Tera Med» s’inscrit bel et bien dans cette optique, d’autant plus que les pays de la région se dotent d’un potentiel solaire et éolien important. Leur apport étant également considérable dans la réalisation des projets énergétiques communs, censés booster leur investissement et diversifier, de la sorte, les domaines de leur coopération.
En effet, «Tera Med» préconise de s’investir dans les énergies renouvelables et en produire autant, permettant l’atténuation du changement climatique, la création d’emplois verts, la réduction du poids du prix du pétrole et des énergies fossiles.
En soutien à « Tera Med »
Dans cette logique des choses, le Réseau arabe pour l’environnement et le développement (Raed) vient de lancer le premier réseau arabe des médias, en soutien à l’initiative «Tera Med» pour la faire avancer et aider à concrétiser ses projets.
Ce réseau nouveau-né, qui intervient au moment où le monde tout entier connaît des mutations climatiques et énergétiques accélérées, constitue, désormais, un forum méditerranéen d’échanges, de propositions et de recommandations, dans le but de créer des partenariats entre les gouvernements, la société civile, les instances internationales, ainsi que tous les acteurs agissants, avec à leur tête les médias arabes.
Ce réseau des médias, dont la Tunisie est partie prenante, s’est érigé en locomotive dans la région, de par l’appui qu’il compte apporter au processus de la transition énergétique durable dans la Méditerranée. Soit un partenaire actif à «Tera Med». Rappelons, qu’un webinaire s’est tenu dernièrement, depuis le Caire, à l’initiative du Réseau arabe pour l’environnement et le développement.