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Sabri Lamouchi, nouveau sélectionneur : Le meilleur choix vraiment ?

  • 16 janvier 19:00
  • 3 min de lecture
Sabri Lamouchi, nouveau sélectionneur : Le meilleur choix  vraiment ?

La Presse — Il sera tunisien ce nouveau sélectionneur national comme l’a dit le ministre des Sports, et son instruction a été écoutée. Sabri Lamouchi est le successeur de Sami Trabelsi, un choix surprenant et pas attendu. On pensait que ce «Tunisien» sera l’un des entraîneurs sur le circuit qui ont exercé en championnat et qui connaît le football tunisien, tels que Benzarti, Châabani, Kanzari, Kouki, mais c’est finalement Sabri Lamouchi qui ressurgit.

Coup de destin donc pour ce Tunisien d’origine mais non de «vécu». Il allait jouer pour la Tunisie avant la fameuse CAN 1994, mais il est resté sur le banc des remplaçants dans un inoubliable test amical où Zouaoui ne l’a pas utilisé même pour une minute. Ce sera un mystère parmi d’autres dans ce fiasco de la CAN 1994.

Et quand on a voulu le récupérer des années par la suite (après son terrible échec à s’imposer dans l’équipe de France avec Jacquet et puis Lemerre), les règlements Fifa de l’époque étaient plus dures qu’aujourd’hui en termes de changement de nationalité sportive. Lamouchi n’était pas donc si présent dans notre football, et se présentait plus comme joueur français que tunisien franchement (et il l’a dit clairement un jour).

On retient de lui sa bonne carrière, sa qualité de joueur de haut niveau qui a évolué à Auxerre (dans son âge d’or sous la conduite de Guy Roux), à Parme ou à l’Inter, mais comme entraîneur, Lamouchi n’aura pas laissé de fortes impressions là où il est passé. Son passage en Côte d’Ivoire dans une armada de stars où il n’a rien gagné, et où il n’a pu avancer dans la CAN, en dit beaucoup sur ses performances en tant qu ’entraîneur.

Ses derniers clubs entraînés sont de petits clubs du Golfe. On ne sait pas si ce choix a été réfléchi, si on a pris le temps qu’il fallait pour dénicher l’oiseau rare. Par rapport aux noms qui circulaient tels Haise, Quiros, Sagnol ou Saintfiet, Lamouchi reste moins nanti. Lui qui a cherché depuis des années à prendre l’équipe nationale voit son rêve exaucé.

La coupe du monde sera l’épreuve de vérité pour un Lamouchi qui a accepté un salaire abordable (autour de 25.000 euros nets) et qui sait que son CV et son historique avec l’équipe nationale, au passé, ne sont pas des alliés pour gagner la confiance de tout le monde. Va-t-il pouvoir convaincre ses joueurs et ses employeurs de sa qualité ? Il a intérêt à le faire. On ne sait jamais.

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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