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Santé publique : Quand l’arbitrage présidentiel met fin à une crise silencieuse

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  • 16 janvier 17:30
  • 3 min de lecture
Santé publique : Quand l’arbitrage présidentiel met fin à une crise silencieuse

Au lendemain du Conseil présidentiel consacré au secteur de la santé, la crise qui opposait la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) au Syndicat tunisien des pharmaciens d’officine (Spot) semble désormais appartenir au passé.

La décision du syndicat de reprendre le système du tiers payant, annoncée officiellement sous la garantie directe du Président de la République, marque un tournant décisif dans un dossier qui menaçait de se transformer en véritable calvaire pour des milliers de citoyens.

La Presse — La réunion tenue le 14 janvier au palais de Carthage, sous la présidence de Kaïs Saïed, n’avait rien d’un simple exercice protocolaire. Elle a réuni l’ensemble des acteurs clés du secteur : ministres, responsables des ordres professionnels, dirigeants des structures publiques du médicament et représentants des pharmaciens. Un signal fort, traduisant la volonté du Chef de l’État de traiter la question de l’accès aux soins et aux médicaments comme un enjeu de souveraineté sociale.

Depuis plusieurs semaines, les tensions entre la Cnam et les pharmaciens faisaient peser une lourde menace sur le principe du tiers payant, pilier essentiel de la protection sociale. Derrière les désaccords techniques et financiers, ce sont surtout les patients — notamment les plus vulnérables — qui risquaient de payer le prix fort, contraints d’avancer des frais souvent hors de leur portée.

En intervenant directement, le Président de la République a rappelé une ligne de fond : la reconstruction du service public de la santé et la restructuration de la couverture sociale ne relèvent pas de choix conjoncturels, mais de droits fondamentaux. L’intérêt supérieur de la nation, martelé lors de la réunion, a servi de boussole pour dépasser les blocages et imposer une solution rapide.

La reprise du tiers payant, décidée par le Spot à l’issue de cette rencontre, apparaît ainsi comme le résultat d’un arbitrage politique assumé, placé sous la responsabilité directe de la plus haute autorité de l’État. Elle traduit également une méthode : anticiper les crises, les résoudre dans les plus brefs délais et éviter qu’elles ne se reproduisent, à travers une vision qualifiée d’objective et scientifique par le Chef de l’État.

Au-delà de cette crise ponctuelle, le message est clair : l’accès aux soins et aux médicaments ne saurait être otage de dysfonctionnements structurels accumulés durant des décennies. En réinscrivant cette bataille dans la continuité de la libération nationale, Kaïs Saïed a voulu rappeler que la dignité du citoyen tunisien commence aussi — et surtout — par le droit effectif à la santé.

Si la vigilance demeure de mise quant à la mise en œuvre durable des solutions annoncées, une chose est acquise : pour cette fois, l’intervention présidentielle a permis d’éviter aux citoyens une épreuve supplémentaire et de restaurer, au moins provisoirement, la confiance dans le service public de la santé.

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Auteur

Salem Trabelsi

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