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Décès du journaliste tunisien Kamel Labidi

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  • 17 janvier 11:13
  • 3 min de lecture
Décès du journaliste tunisien Kamel Labidi

Le journaliste tunisien Kamel Labidi, fervent militant pour la réforme de l’information et de la communication, est décédé ce samedi matin, a confirmé une source familiale à l’agence TAP.

Selon son frère, Kamel Labidi s’est éteint aux États-Unis. La date des funérailles sera fixée ultérieurement dans sa ville natale de Bouhjar, dans le gouvernorat de Monastir, après le rapatriement de sa dépouille en Tunisie.

Ancien journaliste à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP) et correspondant pour plusieurs médias étrangers, le défunt s’était distingué par son engagement en faveur de la réforme médiatique et syndicale, particulièrement après la chute du régime de Ben Ali en 2011. Il était diplômé de l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information (IPSI, promotion 1975).

Kamel Labidi a notamment présidé l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (INRIC), une structure indépendante créée après 2011 pour établir les règles du paysage médiatique et organiser le secteur de la presse en Tunisie. À ce poste, il a mené le dialogue pour combler le vide juridique et instaurer des législations garantissant la liberté de la presse et la protection des journalistes.

Auteur de nombreux écrits et analyses sur les médias, la politique et la liberté d’expression, il a participé à de multiples conférences internationales sur ces thématiques.

Son parcours militant fut également marqué par ses fonctions de directeur de la section tunisienne d’Amnesty International (1995-1996), de coordinateur du programme d’éducation aux droits de l’homme au bureau régional d’Amnesty à Beyrouth, ainsi que de consultant pour l’IFEX (Réseau international d’échange sur la liberté d’expression) et pour le Comité de protection des journalistes (CPJ) pour la région MENA. Il avait également fondé l’organisation « Vigilance » pour les libertés.

Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) a rendu hommage au défunt, saluant en lui « l’une des voix les plus éminentes de la défense de la liberté de la presse et de la parole libre ».

Le syndicat a ajouté que Kamel Labidi « a consacré sa vie professionnelle et militante à lutter contre la censure, à s’opposer aux pressions sur les journalistes et à défendre l’indépendance des médias, tout en œuvrant pour une presse responsable fondée sur le droit d’accès à l’information et le respect de la déontologie, convaincu que la liberté d’expression est le pilier de tout processus démocratique ».

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Auteur

La Presse

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