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Crimes silencieux sur la toile : l’OIPEM dénonce des réseaux ciblant les enfants

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  • 18 janvier 09:34
  • 3 min de lecture
Crimes silencieux sur la toile : l’OIPEM dénonce des réseaux ciblant les enfants

L’organisation internationale de protection des enfants de la Méditerranée (OIPEM) a annoncé avoir déposé une plainte contre les responsables de pages et de comptes actifs sur les réseaux sociaux qui ciblent les mineurs tunisiens à travers des méthodes de détournement, de pression psychologique et de chantage via le numérique.

L’Organisation a mis en garde, dans un communiqué publié samedi, contre ces abus qui pourraient dissimuler des crimes graves portant atteinte à la sécurité physique et psychologique des enfants, exprimant sa profonde inquiétude face à l’activité de ces pages.

Elle a souligné avoir mobilisé des moyens logistiques nécessaires afin d’identifier les responsables de ces pages et comptes, indiquant que ces réseaux de détournement via le numérique menacent les enfants de Tunisie et commettent des crimes silencieux nécessitant une intervention immédiate et ferme.

L’OIPEM s’est appuyée sur plusieurs données collectées et vérifiées par des constations  sur le terrain, a relevé le communiqué, précisant que ces actes « ne constituent pas des cas isolés ou des dépassements passagers, mais reflètent un phénomène criminel dangereux en pleine expansion exploitant la vulnérabilité de l’espace numérique et le manque de sensibilisation aux risques de la toile ». 

L’organisation a noté que « les constations directes ont prouvé que ces pages utilisent une méthode précise et étudiée, commençant par des interfaces numériques innocentes et trompeuses contenant des noms, des images et des contenus ordinaires ou de divertissement, avant de passer rapidement à une communication privée avec les enfants et les adolescents ».

Elle a également averti que « ces pages adoptent un comportement répétitif qui consiste à établir rapidement une relation de confiance avec les mineurs en exploitant leur curiosité, puis en isolant l’enfant de son environnement familial avant de l’entrainer  dans des espaces fermés ou des applications moins surveillées.

L’OIPEM a mis en garde contre la recrudescence de la violence numérique contre les enfants, affirmant que l’appâtage et le chantage sexuel en ligne figurent parmi les menaces modernes les plus graves, notamment en raison de la faiblesse des mécanismes de signalement et la peur des victimes.

Selon cette organisation, ces crimes sont souvent gérés par des réseaux transnationaux, qui exploitent les facilités de création et de reproduction de comptes fictifs après fermeture, appelant les autorités compétentes à une intervention urgente et ferme.

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Auteur

La Presse

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