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Economie

Express

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  • 18 janvier 18:30
  • 5 min de lecture
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Énergies renouvelables  
Le secteur privé appelé à renforcer l’investissement

Le Secrétaire d’Etat chargé de la Transition énergétique a réaffirmé l’importance du rôle du secteur privé dans le développement des énergies renouvelables en Tunisie, lors d’une réunion consacrée à l’investissement, aux programmes nationaux et aux mécanismes d’incitation prévus dans le cadre de la stratégie énergétique nationale.

Wael Chouchane a tenu récemment une réunion avec les membres du bureau exécutif de l’Organisation tunisienne des énergies propres, en présence de hauts cadres du ministère, de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie ainsi que de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.

Cette rencontre a été consacrée à l’examen des moyens de renforcer la contribution du secteur privé à la stimulation de l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables.

Les discussions ont également porté sur plusieurs dossiers liés à la stratégie énergétique nationale et aux différents programmes actuellement mis en œuvre par le ministère et ses structures, notamment le programme « Prosol Elec » ainsi que le programme « Prosol Elec Économique » destiné aux familles à revenu moyen.

Par ailleurs, le système des autorisations et les perspectives de son renforcement ont été abordés, en particulier face à l’intérêt croissant des investisseurs pour ce mécanisme. La production d’électricité pour l’autoconsommation destinée aux petites et moyennes entreprises a également été évoquée, avec un focus sur les principales mesures et incitations prévues par la loi de finances pour l’année 2026.

Enfin, l’accent a été mis sur le rôle central du secteur privé dans le développement des énergies renouvelables au sein de la production nationale d’électricité et dans la mise en œuvre des programmes de transition et d’efficacité énergétiques, en vue de réduire le déficit énergétique et de renforcer la transition de la Tunisie vers des sources d’énergie propres.

Tourisme
La contribution directe à l’économie tunisienne en hausse

« La valeur ajoutée brute directe du tourisme (Vabdt) à l’économie tunisienne est estimée à 7.844,5 millions de dinars (MD), ce qui représente 5,2 % de la valeur ajoutée totale générée par l’économie nationale en 2024, contre 5,1 % au cours de l’exercice 2023 (7.343 MD) », indique l’Institut National de la Statistique (INS), dans une note sur le « Compte Satellite du Tourisme 2023-2024 », publiée récemment. « Si on y ajoute les impôts nets des subventions (227,5 MD), le produit intérieur brut direct (Pibdt) de l’industrie touristique tunisienne s’établirait à 8.072 MD, soit une contribution de 5,1 % au PIB total en 2024, contre 7.529 MD en 2023 (ce qui représente 5 % du PIB) », selon la même source.

S’agissant des dépenses touristiques intérieures (DTI), elles sont passées de 14.634 MD en 2023 à 16.122,6 MD en 2024, dont 11.817,6 MD (soit 73,3 % du total) sont attribués aux visiteurs internationaux ou non-résidents.

Ces dépenses sont orientées, notamment, vers l’hébergement (37 %), les produits non spécifiques — services, y compris médicaux, et biens, y compris les achats en shopping — (22 %), les services de transport (18 %) et la restauration et les boissons (15 %).

Microcrédit
Quatre institutions sommées de réduire leurs taux

L’Autorité de Contrôle de la Microfinance (ACM) a adressé quatre nouvelles injonctions à des institutions de microfinance, leur enjoignant de réduire leurs taux d’intérêt nominaux annuels de 525, 350, 300 et 450 points de base. Cette décision s’inscrit dans le cadre du mandat de surveillance de l’ACM sur les tarifications appliquées par le secteur, après deux premières injonctions émises au troisième trimestre 2025, imposant des baisses de 350 et 325 points de base à deux autres institutions.

Selon l’ACM, ces réductions ne sont pas arbitraires. Elles résultent d’une analyse approfondie des déterminants des tarifications, consignée dans un rapport détaillé remis à chaque institution. L’étude a révélé que trois des quatre établissements appliquaient des charges disproportionnées par rapport aux services fournis, répercutées sur les clients via des taux jugés excessifs et inéquitables. La baisse imposée a été calculée en convertissant l’excédent de coûts en points de pourcentage, aboutissant à une réduction de 5,25%, 3,5% et environ 3% pour les trois institutions concernées.

La quatrième institution, bien que maîtrisant efficacement ses charges opérationnelles, a été sanctionnée pour ne pas avoir répercuté sa performance financière exceptionnelle sur ses clients. Ses taux de sortie ont été jugés disproportionnés par l’ACM. Elle a ainsi été sommée de réduire immédiatement le taux d’intérêt nominal annuel appliqué aux microfinancements destinés aux activités génératrices de revenu de 4,5%, correspondant à l’excès de rendement de ses capitaux propres et de ses actifs, estimé et converti par l’Autorité.

Ces mesures visent à garantir une tarification équitable dans le secteur de la microfinance, tout en protégeant les clients contre des coûts de financement excessifs.

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Auteur

Saoussen BOULEKBACHE

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