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Sport

Hand – la CAN commence demain au Rwanda : A pied d’œuvre

  • 20 janvier 19:00
  • 4 min de lecture
Hand – la CAN commence demain au Rwanda : A pied d’œuvre

Le «sept» national est donc à pied d’œuvre. Il s’est rendu à Kigali dimanche pour participer à la Coupe d’Afrique des nations. La délégation nationale est composée de 30 membres, dont 18 joueurs, ainsi que du staff technique et administratif. Elle est conduite par le président de la Fédération tunisienne de handball Karim Hlali.

La Presse — Tous ces fans se posent déjà la question : cette équipe, dont la moyenne d’âge est de 28 ans, saura-t-elle se comporter comme celles qui avaient fait ployer toutes celles du continent au point de se hisser au sommet?

Détentrice du record du nombre de titres continentaux avec 10 titres, la Tunisie disputera son premier match de poule dans le groupe C.  

L’équipe nationale tunisienne sera la seule équipe de la Coupe d’Afrique des nations à avoir participé aux 26 éditions précédentes.  Elle a terminé troisième de la dernière édition du tournoi, organisée par l’Egypte en 2014. Ses dix titres ont été remportés en Tunisie en 1974, en Algérie en 1976, au Congo en 1979, en Tunisie en 1994, en Afrique du Sud en 1998, au Maroc en 2002, en Tunisie en 2006, en Égypte en 2010, au Maroc en 2012 et au Gabon en 2018.

L’équipe tunisienne débutera donc sa campagne contre le Cameroun demain à 14h00, puis affrontera la Guinée jeudi prochain à 18h00. Elle conclura ce premier tour contre le Kenya samedi prochain à 16h00. A leur départ, les joueurs et leur entourage ont fait part de leur volonté de se battre pour le titre et pour faire valoir le prestige du handball tunisien.

Une concurrence rude

C’est que la Tunisie est reconnue comme un pays du handball. Elle l’a propagé, aimé au point de l’imposer parmi sa population comme le second sport national, a formé des joueurs qui ont accédé au niveau des quatre meilleurs pays du monde, adressé et fourni des techniciens de haut niveau pour lancer et imposer ce sport. Mais toute cette argumentation ne suffit plus pour soutenir cette discipline sportive et lui permettre de garder le même lustre d’il y a vingt ans par exemple.

Les pays du continent ont énormément progressé grâce à une infrastructure qui a prodigieusement évolué et des moyens financiers à disposition.

L’Angola dont l’équipe féminine domine et est au sommet  et qui se pose à chaque compétition masculine comme un favori logique, l’Algérie qui revient en force, le Maroc qui rejoint le groupe des équipes à prendre en considération, le Cap-Vert qui a surgi en trombe et… l’Egypte, le champion en titre, qui domine cette discipline depuis un bon bout de temps.

L’équipe de Tunisie a  été, en effet,  privée du  podium lors des trois derniers tournois. Elle aborde, néanmoins, cette compétition avec un seul objectif : reconquérir le titre et la confiance de ses fans, tout en marquant son retour parmi les favoris logiques. Le manque d’expérience internationale de la plupart de ses joueurs est quand même  à prendre en considération.

On compte 11 joueurs professionnels (6 en France, 3 au Koweït, 1 au Qatar et 1 en Espagne) et 7 joueurs issus du championnat national (3 du Club Africain, 3 de l’Espérance Sportive de Tunis  et 1 du Club Hammamet). Il faudrait reconnaître que l’abandon du Palais des Sports d’El Menzah, ces soirées mémorables, la chaude présence du public,  est pour beaucoup dans cette mise en veilleuse, indépendamment de l’absence de soutiens financiers conséquents.

La Fthb a beau se dépenser, mais c’est insuffisant. Des sports ou des athlètes, considérés comme essentiellement compétitifs sur le plan international, se doivent d’être traités d’une autre manière. Cette  27e édition servira à la  qualification des équipes africaines  pour le championnat du monde masculin de handball 2027, qui aura lieu en Allemagne (les  cinq premières nations seront qualifiées).

Sera-t-elle une édition de relance? Tout est possible, car la qualité y est, mais c’est le collectif qui fait encore défaut.  Surtout en défense où les expulsions, parfois,  souvent gratuites,  ont toujours été un handicap majeur. Et comme le handball est un sport où le physique et le rythme  comptent, la réponse est difficile à donner.

La préparation a surtout valu par le dernier tournoi disputé en Espagne, mais serait-ce suffisant face à des équipes qui disposent de plus gros moyens pour progresser?

C’est encore une question.

Faute de moyens de comparer et de juger, on  ne peut faire plus. La première phase nous fournira sans doute quelques éléments de réponse.

Auteur

Kamel GHATTAS

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