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Intempéries en Tunisie : où est passé le “chenguel” face aux voitures bloquées ?

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  • 20 janvier 20:15
  • 2 min de lecture
Intempéries en Tunisie : où est passé le “chenguel” face aux voitures bloquées ?

Les fortes précipitations qui s’abattent sur la Tunisie depuis lundi ont provoqué de graves perturbations dans plusieurs gouvernorats, notamment à Tunis, Nabeul, Bizerte, Sousse et Monastir, révélant des dysfonctionnements dans la gestion de l’espace public et de la circulation routière.

Alors que ces intempéries ont causé quatre décès à Moknine, entraîné la suspension des cours dans plusieurs régions et paralysé une grande partie du trafic routier et du transport public, de nombreux citoyens s’interrogent sur l’absence d’intervention du chenguel face aux véhicules abandonnés ou stationnés de manière anarchique sur des axes déjà fragilisés par les inondations.

Dans des conditions normales, le chenguel est considéré comme l’un des services les plus rapides de l’administration. Une voiture gênante peut être prise en charge en quelques secondes et ramenée à un parking. Même dans certains cas de tensions ou de négociations avec les propriétaires, le service trouve toujours un moyen de dégager les voies.

Pourtant, en situation de forte précipitation et avec des routes bloquées un peu partout, le chenguel semble paralysé. Aucune mobilisation visible, aucune intervention proactive, laissant les automobilistes en difficulté et aggravant la circulation dans des zones déjà critiques. Même si ce service est payant, rares sont ceux qui refuseraient son aide dans une telle situation, tant la nécessité de sécuriser leur véhicule et la route est évidente.

Ce contraste met en lumière un questionnement légitime : pourquoi ce service, efficace en temps normal, ne s’adapte-t-il pas aux situations d’urgence où chaque minute compte ? Alors que les priorités devraient passer de la sanction administrative à la sécurité publique et à la fluidité des axes stratégiques, les citoyens constatent un manque d’anticipation et de coordination.

Et depuis hier soir, les autorités ont multiplié les appels à limiter les déplacements, à éviter les routes inondées et à respecter les consignes de sécurité. Cependant, la question de la gestion proactive des véhicules gênants reste entière et illustre la nécessité de repenser l’adaptation des mécanismes de régulation urbaine face à des événements climatiques extrêmes.

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Auteur

Meriem KHDIMALLAH

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