Par rapport au staff de Sami Trabelsi, Lamouchi a misé sur la qualité plutôt que la quantité.
La Presse — Chaque entraîneur a son propre mode de fonctionnement. Ça se voit surtout dans la composition de son staff. Sabri Lamouchi a, donc, choisi son staff et les gens qui vont l’assister dans sa mission.
Pas de surprises, il a misé sur le facteur confiance en optant pour des gens qu’il connaît et qui lui sont loyaux. L’armada des adjoints qu’on a vue à la dernière CAN aux côtés de Sami Trabelsi ne sera pas là.
Plein de techniciens pour une petite production et une misérable qualité. Lamouchi a bien fait de compter sur des techniciens étrangers qui débarquent sans avoir des connexions et des affinités avec des joueurs, des clubs ou des personnes autour de la sélection.
Un nouveau staff et sûrement des changements à faire avant le Mondial sur le profil et la structure de l’effectif.
Chose que Sami Trabelsi n’aura jamais faite, lui qui agit selon les instructions et selon les affinités personnelles et même régionales (malheureusement). S
abri Lamouchi n’a pas un énorme CV, oui, il a eu un passage controversé en Côte d’Ivoire (bras de fer avec les stars de l’époque), mais dans toutes ses expériences, il s’est montré intransigeant.
Sa forte personnalité, son tempérament tenace et dur envers les joueurs vont l’aider sûrement à faire régner l’ordre. C’est que les coachs qui ont réussi avec la sélection ont été toujours charismatiques et à forte personnalité.
Avec une ossature dominée par les expatriés binationaux qui jouent en Europe, un profil comme Lamouchi peut fonctionner, lui qui a joué au haut niveau international. Il sait bien que l’équipe de Tunisie est une chance pour lui pour enfin réussir.
Il devra faire ses preuves et améliorer les performances autant qu’il peut. Ça ne dépend pas de lui seulement, mais il a un rôle central à jouer.
Quel rôle à Khazri ?
L’arrivée de Khazri est une donnée inattendue, surtout pour le rôle qu’on lui a attribué. Le rôle d’analyse et d’évaluation pour un joueur qui vient juste d’arrêter sa carrière et de se convertir en consultant, ce n’est pas très cohérent.
C’est un poste qui demande des années de formation académique et de connaissances pratiques et aussi un vécu. Et si Khazri était là pour aider Lamouchi et ses nouveaux adjoints à mieux maîtriser les joueurs en ramenant un récent ex-capitaine qui a joué avec eux ?
Ça peut être le relais entre Lamouchi et les joueurs. Khazri, avec sa longue expérience des terrains européens, a aussi un agenda fourni et peut aider à découvrir des binationaux qui peuvent apporter leur talent.
En tout cas, Lamouchi marque déjà son territoire et marque une rupture par rapport au staff technique précédent. En attendant bien sûr s’il va y avoir un Tunisien dans le staff (pourquoi ça n’a pas été annoncé en même temps ?), car d’après les échos, le nouveau sélectionneur n’est pas prêt à accepter le premier nom proposé par le bureau fédéral.