Le bloc Tuniso-Algéro-Libyen, une réalité palpable
LA Tunisie nouvelle a maintenu son approche consistant à consacrer la coopération régionale et internationale comme étant un élément majeur de sa diplomatie aussi bien politique qu’économique sur la base de la préservation des intérêts mutuels et, surtout, du respect de la souveraineté nationale.
C’est donc dans cet esprit qu’on assiste à un développement non-stop des relations avec les pays du voisinage, plus particulièrement l’Algérie et la Libye, avec qui pas moins de 174 accords de partenariat viennent d’être signés lors de la première édition du “One Business Forum” tenu le 20 janvier à Tunis sur initiative de l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE).
Cet événement, dédié à la promotion de l’initiative privée, est appelé à consolider la dynamique économique tout en mettant l’accent sur l’impact positif des coopérations fructueuses avec, dans un premier temps, la Libye et l’Algérie, tout en laissant la porte ouverte à l’entrée du Maroc et de la Mauritanie.
Parmi les objectifs annoncés, on cite la facilitation des procédures, l’assouplissement des réglementations et l’harmonisation des législations en vue de rendre les échanges plus fluides entre ces trois pays, mais aussi de permettre aux PME et aux startups desdits pays d’accéder aux marchés africains, arabes, moyen-orientaux et étrangers.
Les pas enregistrés vont, certes, dans le bon sens mais il est impératif, selon l’avis même des experts, d’être au diapason des évolutions à l’échelle internationale en matière d’investissement avec l’adoption des principes de la bonne gouvernance et de gestion saine fondées sur la mise en œuvre effective de la numérisation et des nouvelles technologies pour renforcer la résilience des structures économiques tunisiennes face aux éventuels chocs externes.
La tenue de cet événement à Tunis est une manière concrète de confirmer l’engagement par le Président de la République dans une symbiose totale avec les dirigeants algériens et libyens, de s’unir dans un monde marqué par l’émergence des blocs, tout en affichant une harmonie des positions face aux défis conjoncturels, dont le phénomène migratoire illégal, sans oublier les fléaux de la criminalité organisée, de la traite humaine et du trafic de drogue, tout en accordant la priorité au volet socioéconomique.
Il ne faut pas perdre de vue, effectivement, que le développement durable et global reste l’objectif des différents pays et autres rassemblements, d’où la nécessité de mettre en place des mécanismes appelés à dénicher des projets et des investissements communs de taille dans les domaines et les secteurs prioritaires.
Le volet économique, prôné par Tunis, Alger et Tripoli, prévoit également une coopération pour développer un projet de liaison électrique, la levée des entraves à la circulation des biens et des personnes, tout en impulsant l’idée de créer des zones de libre-échange et des lignes maritimes entre les trois pays pour stimuler leur économie.
Ainsi, on continue à poser les jalons de la complémentarité trilatérale dans les divers domaines prouvant la solidité de ce bloc appelé à devenir une puissance économique régionale respectable conformément aux attentes des peuples de chacun de ces trois pays frères et voisins.