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Société

Nos infrastructures à l’épreuve des intempéries : Pour des plans communaux mieux adaptés !

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  • 22 janvier 14:01
  • 4 min de lecture
Nos infrastructures à l’épreuve des intempéries : Pour des plans communaux mieux adaptés !

Que de pluies torrentielles se sont abattues, ces derniers jours, sur la Tunisie, ayant mis le pays en état d’alerte, au risque de vivre le rituel dramatique de tous les ans ! Certes, les interventions non-stop menées sur le terrain ont pu sauver les meubles et rétablir, partiellement, la situation. Mais elles ne peuvent pas réparer les dégâts considérables subis par l’ensemble de nos infrastructures de base.

La Presse — Plusieurs régions inondées, des routes submergées, d’autres complètement coupées et bien des quartiers ravagés par des flux d’eau débordant ainsi les regards et les égouts d’évacuation, déjà restés sans couvercles ni tampons. Avec, hélas, des pertes en vies humaines, des foyers isolés et des dessertes suspendues.

Nos infrastructures mises à nu !

Et les communiqués de prudence ont fusé, de part et d’autre, appelant les citoyens et les usagers à prendre les précautions nécessaires. Ainsi, la météo, la Protection civile, la Garde nationale et les commissions régionales de lutte contre les catastrophes ont bel et bien agi sur le volet préventif, afin de parer à toute urgence. 

Voilà le bilan sinistré d’une nuit d’intempéries passée sous haute vigilance, avec des scènes de panique gagnant les esprits et provoquant un tollé sur la Toile. Pourquoi de telles quantités de pluie, bien qu’elles soient énormes, ont, en si peu de temps, tout bloqué : pas de métro, pas de bus, des familles délogées, cours suspendus, et un trafic routier paralysé. Elles ont mis à nu une infrastructure de base mal en point.

Toutefois, ces précipitations extrêmes n’ont jamais été sans précédent. Et il y a lieu de rappeler les drames d’autrefois survenus notamment dans le Grand Tunis, au Cap Bon et à Boussalem, zones reconnues être vulnérables aux aléas climatiques. Ce constat récurrent révèle, bien évidemment, la vétusté d’une infrastructure urbaine qui ne résiste plus à la moindre goutte d’eau de trop.

Partout, les canalisations souterraines font défaut et les rues et ruelles sont telles qu’elles ne peuvent refouler ou absorber les eaux pluviales. Alors que les ruissellements stagnants se sont transformés en couches de boue gênantes, ce qui rend les routes particulièrement glissantes. Sans pour autant oublier les égouts d’évacuation mal entretenus, ouverts au beau milieu des chaussées, causant parfois des chutes mortelles d’enfants.

En fait, combien de fois a-t-on tiré la sonnette d’alarme sur cet état des lieux qui fait froid dans le dos ? Depuis des années, ces appels se font entendre et sont encore repris en écho dans les médias. Sans résultat aucun! Rien n’a changé. Absolument rien ! Et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, on continue à craindre le pire.

A chaque région son plan

Pourquoi le même scénario hivernal se reproduit-il de la même manière la plus meurtrière ? Aussi, n’a-t-on pas appris des erreurs d’hier ?! Et si rien n’y fait, d’ici à l’année prochaine, on risque de vivre le même cauchemar. Il y a encore temps de revoir nos plans directeurs et engager les chantiers qu’il faut. Et c’est à partir de là que l’on peut jeter les bases d’un développement socioéconomique durable.

Car notre infrastructure routière ne répond plus aux standards ni aux moindres règles de sécurité. De même, le réseau d’évacuation d’eaux pluviales se voit être réduit à des tuyaux exigus, doté d’un système de gestion hydraulique archaïque. Nos villes et nos quartiers populaires sont privés de bons plans d’aménagement communaux qui soient actualisés, prospectifs et adaptés aux spécificités topographiques et territoriales de chaque région. Soit de nouveaux plans censés schématiser un paysage urbain en phase avec la nouvelle donne environnementale et climatique.

L’on parle, aujourd’hui, de cités intelligentes et de villes résilientes aux impacts du changement climatique. Pour ce faire, tout devrait être pris en compte pour parer à toute catastrophe.

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Auteur

Kamel FERCHICHI

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