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Pourquoi ne pas exploiter l’eau perdue des anciens lacs de montagne ?

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  • 22 janvier 19:13
  • 2 min de lecture
Pourquoi ne pas exploiter l’eau perdue des anciens lacs de montagne ?

L’expert en politiques agricoles, Faouzi Zayani, a appelé à équiper 200 000 agriculteurs tunisiens en énergies renouvelables afin de réduire significativement le coût de production, l’énergie représentant la dépense la plus importante du secteur agricole.

Il a également insisté sur la nécessité d’adopter une stratégie hydraulique globale, axée sur les lacs de montagne et les infrastructures hydrauliques locales, plutôt que de se limiter aux grands barrages.

Lors de son intervention sur Diwan FM, Zayani a expliqué que l’investissement dans les énergies renouvelables serait rentable pour l’État, l’agriculteur et le consommateur, en réduisant les charges financières tout en valorisant les produits tunisiens.

Selon lui, la production agricole propre et sans pesticides représente également un atout pour le tourisme et les marchés internationaux, et la Tunisie pourrait devenir un modèle à suivre en utilisant des tracteurs et équipements agricoles fonctionnant à l’énergie propre.

Concernant la gestion de l’eau, Zayani a critiqué la faiblesse du budget dédié à la réhabilitation des “majels” et “Fesguia”, limité à 2 à 5 millions de dinars, insuffisant pour une seule délégation.

Il propose la création d’une délégation modèle, où ces infrastructures seraient généralisées à l’ensemble de la population, contribuant à un effort national pour réduire la pression sur la demande en eau durant l’été.

L’expert a souligné la nécessité de prendre en compte les spécificités géographiques dans la planification hydraulique, indiquant que les grands barrages ne sont pas toujours la solution optimale pour le centre-est et le sud du pays.

Il recommande plutôt de se concentrer sur les lacs de montagne et lacs ordinaires pour collecter l’eau de pluie et alimenter les nappes phréatiques, citant l’exemple de Foussana, où l’eau d’un ancien lac de montagne est perdue alors qu’elle pourrait être utilisée pour laver les sols des sels et réinjecter l’eau stockée.

Selon Faouzi Zayani, cette double approche (énergies renouvelables et gestion locale de l’eau) pourrait transformer durablement le secteur agricole tunisien, réduire les coûts, et renforcer la compétitivité des produits locaux sur les marchés internationaux.

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Auteur

La Presse

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