Le ministre italien de la Culture, Alessandro Giuli, a effectué jeudi une visite de terrain sur plusieurs sites et monuments archéologiques majeurs de la région de Carthage, en banlieue de Tunis, dans le cadre du renforcement de la coopération culturelle entre la Tunisie et l’Italie.
Accompagné du directeur général de l’Institut national du patrimoine, Tarek Baccouche, et de cadres du ministère des Affaires culturelles, le responsable italien a entamé sa tournée par le site archéologique de Carthage, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
Il s’est informé de ses différentes composantes, marquées notamment par l’empreinte romaine et son rayonnement dans l’espace méditerranéen, indique un communiqué du ministère publié en fin d’après-midi.
La visite s’est poursuivie aux thermes d’Antonin, l’un des plus importants ensembles monumentaux romains en Afrique, où le ministre a pris connaissance de leurs caractéristiques architecturales, de leur rôle dans la vie urbaine antique ainsi que des travaux de conservation en cours.
La délégation s’est également rendue au Musée romain et paléochrétien, qui abrite des pièces archéologiques rares issues des fouilles de basiliques, d’habitations et du cirque de Carthage, ainsi que des céramiques découvertes dans les ports puniques et datant de l’Antiquité tardive.
Récemment réaménagé, le Musée romain et paléochrétien a rouvert ses portes le 3 décembre 2025, après des travaux de rénovation entamés en avril 2024. Situé à Carthage Dermech, le site dévoile une stratification historique couvrant plusieurs siècles et constitue un jalon essentiel pour la compréhension de l’évolution de la cité durant les périodes romaine tardive et paléochrétienne.
Fondé en 1984 dans le cadre de la campagne internationale de sauvegarde de Carthage lancée par l’Unesco, le musée propose une approche immersive à travers des vestiges directement issus du site, s’imposant comme une référence pour la recherche archéologique.
Cette visite s’inscrit dans une dynamique de soutien à la coopération tuniso-italienne en matière de recherche archéologique, de préservation du patrimoine, d’échange d’expertises et de développement de projets communs visant à valoriser les sites et à renforcer leur rayonnement culturel et touristique aux niveaux régional et international.
Mercredi soir, la Tunisie et l’Italie ont par ailleurs inauguré au Musée national du Bardo l’exposition archéologique « Magna Mater entre Zama et Rome », marquant le retour des œuvres de Zama Regia après un périple scientifique et muséal Tunis-Rome-Tunis, en présence du ministre italien de la Culture.
Ouverte au public du 22 janvier au 21 juillet 2026, cette exposition est le fruit de la coopération archéologique tuniso-italienne et réunit des responsables culturels et scientifiques des deux pays.