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Economie

Des faits et des chiffres

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  • 23 janvier 18:15
  • 5 min de lecture
Des faits et des chiffres

10.020

Portée par une progression soutenue des dépôts de la clientèle, la BH Bank a clôturé l’exercice 2025 avec des indicateurs contrastés. Les ressources collectées auprès des clients ont atteint 10.020 millions de dinars, enregistrant une hausse notable de 11,2 % à fin décembre 2025, selon les états financiers publiés récemment sur le site de la Bourse de Tunis.

Dans le même temps, l’activité de crédit a affiché un repli. L’encours des créances sur la clientèle s’est établi à 10.336 millions de dinars, en baisse de 2,3 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette évolution s’est accompagnée d’une contraction du Produit net bancaire, qui a reculé de 2,8% pour s’établir à 681,5 millions de dinars. Les produits d’exploitation bancaires ont, de leur côté, légèrement fléchi (–0,6 %), pour atteindre 1.438 millions de dinars, tandis que les emprunts et ressources spéciales ont diminué de 7,8 %, s’établissant à 1.442 millions de dinars.

Sur le plan des charges, les charges d’exploitation bancaires ont connu une augmentation modérée de 1,5 %, à 756 millions de dinars, alors que les charges générales d’exploitation ont enregistré une hausse plus marquée de 19,2 %, atteignant 85 millions de dinars à la clôture de l’exercice 2025.

1.097

Marquée par un repli sensible de la production, l’activité pétrolière nationale a totalisé 1.097 kilotonnes de pétrole brut à fin novembre 2025, soit une diminution de 11 % par rapport à la même période de 2024.

Ces données figurent dans le rapport sur la conjoncture économique (novembre 2025) publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

Cette contraction s’explique principalement par la baisse enregistrée dans plusieurs champs majeurs. Les reculs les plus prononcés concernent notamment Barka (–80 %), Nawara (–39 %) et Ashtart (–30 %). D’autres sites ont également contribué à cette tendance baissière, dont Adem (–17 %), El Hajeb/Guebiba (–13 %), Gherib (–20 %), El Borma (–5 %), Halk El Manzel (–10 %) et Miskar (–6 %).

À l’inverse, certains champs ont affiché une évolution positive, atténuant partiellement le recul global. Il s’agit notamment de Gremda/El Ain, dont la production a fortement progressé (+419%), ainsi que de Ezzaouia (+44%), D.S.T (+31%), Bir Ben Tartar (+2%) et Cercina (+1%).

En parallèle, la production journalière moyenne est passée de 28,9 mille barils par jour à fin novembre 2024 à 25,4 mille barils par jour à fin novembre 2025, confirmant la tendance générale au ralentissement du secteur.

17 %

Le bilan de l’énergie primaire fait ressortir un déficit de 5,8 Mtep à fin novembre 2025, en hausse de 17 % par rapport à la même période de 2024, selon le rapport sur la conjoncture économique (novembre 2025) publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

Cette évolution est calculée en intégrant la redevance sur le transit du gaz algérien, laquelle a reculé de 12 % sur un an.

Dans ce contexte, le taux d’indépendance énergétique s’est établi à 35 %, contre 41 % un an auparavant. Hors redevance, ce ratio tombe à 27%, contre 31 % à fin novembre 2024.

Les ressources d’énergie primaire ont atteint 3,1 Mtep, en baisse de 9 %, sous l’effet du recul de la production nationale de pétrole brut et de gaz naturel, qui concentrent toujours 70 % des ressources totales. La contribution de l’électricité renouvelable demeure limitée, représentant 3% seulement.

Du côté de la demande, une hausse globale de 6 % a été enregistrée. La consommation de gaz naturel a progressé de 9 %, celle des produits pétroliers de 3 %, tandis que la production d’électricité d’origine renouvelable a augmenté de 12 %. La structure de la demande évolue légèrement, avec une part accrue du gaz naturel (51 %) au détriment des produits pétroliers (48 %).

5 %

La production nationale d’électricité a progressé de 5 % à fin novembre 2025, atteignant 18.953 GWh (incluant l’autoproduction renouvelable), contre 18 013 GWh un an plus tôt, selon le rapport sur la conjoncture économique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines. La production destinée au marché local a, elle, augmenté de 2 %, tandis que les importations, principalement en provenance d’Algérie, ont couvert 11 % des besoins du marché.

La part des énergies renouvelables dans la production électrique s’est établie à 6 %, la Steg restant le principal producteur avec 95% de la production nationale.

Le parc photovoltaïque a connu une expansion notable, avec environ 400 MW installés en toiture dans le résidentiel et 70 MW sur moyenne et haute tension dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole.

La pointe de consommation a reculé de 1 %, à 4.837 MW contre 4.888 MW à fin novembre 2024. Les ventes d’électricité ont légèrement augmenté de 1 %, portées par une hausse de 17 % des clients haute tension, alors que la moyenne tension est restée stable. Les industriels demeurent les principaux consommateurs, représentant 57 % de la demande HT&MT.

Parmi les secteurs, les ventes ont progressé dans l’industrie du papier et de l’édition (+9 %), le pompage d’eau et services sanitaires (+9 %) et les industries extractives (+6 %), tandis que le pompage agricole et le textile ont reculé respectivement de 4 % et 3 %.

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Auteur

Saoussen BOULEKBACHE

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