Lutte anticorruption : Un choix irréversible
La Tunisie nouvelle a consacré les options clés dans le projet présidentiel en établissant un programme clair misant sur une guerre de libération nationale tournant autour de la lutte contre la corruption avec une volonté ferme d’assurer le suivi nécessaire à toutes les décisions prises dans ce sens.
La Presse — En effet, il y a à peine une semaine, le Chef de l’Etat a abordé, en recevant la ministre des Finances, la question de la facturation électronique, instituée par la récente loi de finances 2026, et qui a pour but évident de conférer davantage de transparence aux tractations menées par les diverses entreprises.
Mais étant donné l’absence de plateformes électroniques dans bon nombre de petites et moyennes entreprises (PME) et la non-digitalisation de plusieurs activités économiques, le Président de la République a fortement critiqué cette situation qui n’aide en rien à la concrétisation de la bonne gouvernance dans le sens où ladite numérisation des transactions dans les différents secteurs constitue une condition sine qua non devant contribuer à la réduction de la corruption.
«Le combat contre la corruption tout comme l’instauration de la justice sont notre choix ultime et irréversible», a martelé avec insistance le Chef de l’Etat tout en assurant que tout est mis en œuvre pour que les divers services publics s’acquittent de leurs tâches et assument leurs responsabilités afin d’être à la hauteur des attentes du peuple.
D’ailleurs, le Président Kaïs Saïed a réitéré à maintes reprises que les citoyens tunisiens où qu’ils se trouvent sont en droit de revendiquer des redditions de comptes à tous ceux qui ont détourné à leur profit, les deniers de l’Etat et du peuple, tout en réaffirmant que nul ne sera au-dessus de la loi et que le temps de l’impunité est, bel et bien, révolu.
Bien entendu, certaines parties malfaisantes propagent la nouvelle selon laquelle les hommes d’affaires et autres chefs d’entreprise subissent un harcèlement, mais le Chef de l’Etat a tenu à rassurer sur cet aspect bien précis, en recevant la Cheffe du gouvernement en décembre dernier.
En effet, il a tenu à préciser que l’État ne cherche à harceler personne dans la mesure où le devoir exige une lutte sans répit contre la corruption et le gaspillage de l’argent public, avant d’ajouter qu’il ne se passe presque pas un jour sans qu’un masque ne soit tombé.
Plus encore, prenant les devants, le Président de la République a assuré qu’il suit personnellement plusieurs dossiers dans leurs moindres détails, notamment pour les cas de certaines sociétés en difficulté, voire à l’arrêt depuis plusieurs années après avoir été «victimes de décennies de corruption et autres politiques injustes entre les régions».
Et fidèle à son approche prônant l’efficacité dans les interventions, le Président de la République ne rate aucune occasion pour confirmer qu’il demeure un adepte du principe du suivi pour toutes les décisions prises afin de leur assurer l’application et l’efficacité requises.
En tout état de cause, il est indéniable que la Tunisie se trouve dans une phase de travail dans les différents secteurs afin d’en faire un pays qui s’engage résolument sur la voie du développement global et durable où chaque citoyenne et chaque citoyen pourra vivre dans la prospérité et la dignité.