Pluies torrentielles : Les Tunisiens maîtres de leur destin
Une fois de plus, le Président de la République répond présent et se rend auprès des Tunisiens et des Tunisiennes sinistrés par les torrents qui se sont abattus sur le pays. Non pas pour l’apparat ou pour exprimer des promesses creuses, mais bien pour interpeller ces mêmes citoyens et leur faire comprendre qu’ils assument eux-mêmes la responsabilité de sauver leurs régions et les prémunir contre «la colère de Dame nature» sans attendre l’aide de quiconque.
La Presse — Est-on, désormais, condamné à vivre un malheur, à sacrifier des vies humaines chères à tous et à supporter les inepties et les mensonges des professionnels du dénigrement, à chaque fois que le nature exprime sa colère et que la pluie, tant chérie et bénie, envahit, à torrents impossibles à contenir, nos rues, nos villes, nos maisons, nos entreprises et institutions?
Sommes-nous obligés, également, à attendre que le Président de la République se rende sur le terrain, dans les villes, les agglomérations, les douars et les maisons endommagés pour rencontrer les citoyens sinistrés et leur dire que le gouvernement les soutient en ce temps de crise malheureusement prévisible.
Sauf que les responsables locaux, régionaux et nationaux n’ont, comme d’habitude, rien prévu, en temps opportun, se contentant de se calfeutrer dans leurs bureaux, de suivre les instagrammeuses et de compter le nombre de followers, en attendant que le Président prenne les choses en main et se déplace lui-même pour dire aux citoyens sinistrés que la Tunisie du 25 juillet leur présente ses excuses et leur promet que ceux et celles qui sont à l’origine de leurs malheurs seront condamnés aux peines qu’ils méritent pour avoir failli à leur devoir principal, celui de préserver la vie de leurs concitoyens et de les prémunir, à temps contre les catastrophes naturelles.
Quant à ceux et à celles qui ont sauté sur l’occasion malencontreuse pour répandre leurs mensonges sur les réseau sociaux et avancer qu’à l’époque où ils géraient le pays, rien de pareil de ce qui s’est passé la journée du mardi 20 janvier ne s’était produit, tout simplement parce que «les bons et les justes» étaient aux commandes du pays, ils doivent éprouver de la vergogne d’avoir instrumentalisé une catastrophe nationale dans le but de se faire valoir, de tromper de nouveau les Tunisiens qui sont aujourd’hui vaccinés contre toutes les formes de dépravation.
De son côté, le Chef de l’Etat n’a pas attendu que les torrents tarissent ou que le vent tombe pour aller auprès des citoyens touchés par «la colère de la nature» pour partager leur peine et leur promettre que les fautifs seront «récompensés» et que les solutions, cette fois radicales et définitives, seront trouvées dans les plus brefs délais, mais contrairement aux époques révolues, ce seront les compétences locales et régionales vivant en contact quotidien les problèmes de leurs régions qui seront responsables de l’élaboration et de la concrétisation des solutions à même de préserver leurs familles contre les malheurs et les catastrophes de Dame nature.
Et ceux qui dénoncent carrément ou à demi-mot le fait que les visites du Chef de l’Etat sur le terrain n’ont pas été suivies immédiatement des mesures qu’il faut, ils doivent saisir, une fois pour toutes, que la précipitation est le pire ennemi des décisions et que la sagesse impose que celles-ci soient prises à tête reposée, comme ce fut le cas pour la catastrophe écologique à Gabès où la solution a été trouvée par les Gabésiens eux-mêmes, en dehors des propositions impossibles à réaliser produites par les spécialistes de Tunis ou de La Marsa.