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Glissements de terrain : Sidi Bou Saïd au bord de l’effondrement ?

  • 24 janvier 18:43
  • 6 min de lecture
Glissements de terrain : Sidi Bou Saïd au bord de l’effondrement ?

Sidi Bou Saïd, l’un des joyaux patrimoniaux et touristiques de la Tunisie, traverse une période de forte inquiétude en raison de risques accrus de glissements de terrain, notamment sur le flanc est du plateau. Glissements de terrain Sidi Bou Saïd au bord de l’effondrement est une expression qui résume bien la gravité de la situation actuelle. Il est important de souligner que glissements de terrain Sidi Bou Saïd au bord de l’effondrement n’est plus uniquement un risque théorique mais une réalité menaçante. Ces craintes font suite aux fortes perturbations météorologiques enregistrées depuis le 19 janvier, marquées par des pluies abondantes et des crues exceptionnelles, qui ont fragilisé la stabilité géologique du site.
Face à l’aggravation de la situation, les autorités régionales et locales ont déclenché une série de mesures préventives inédites, allant jusqu’à l’émission de décisions d’évacuation temporaire et à la fermeture de plusieurs axes routiers, dans un contexte qualifié de “très dangereux” par la Protection civile.

Évacuations, fermetures et alertes officielles

La municipalité de Sidi Bou Saïd a annoncé l’évacuation temporaire de huit immeubles, suite à leur inspection par les services de l’Office national de la protection civile. Parallèlement, certaines zones ont été fermées à la circulation des véhicules et des piétons, notamment une portion de l’avenue Hédi Zarrouk à partir de son intersection avec la rue John Kennedy, ainsi qu’une partie de cette dernière jusqu’à la maison d’hôtes Villa Didon. De plus, la municipalité insiste sur le fait que glissements de terrain Sidi Bou Saïd au bord de l’effondrement exige une vigilance constante de la part des résidents.

Le directeur régional de la protection civile de Tunis, Mounir Riahi, a indiqué que les alertes adressées aux habitants vivant à proximité du rebord du plateau, en particulier sur le versant est, ont été émises après que la situation est devenue “extrêmement préoccupante”, à la suite de glissements partiels causés par la saturation des sols en eau. Le gouverneur de Tunis a été informé et des avis d’évacuation ont été transmis par les services municipaux compétents.

Une partie du plateau de Sidi Bou Saïd surplombant le golfe de Tunis a déjà connu un glissement de terrain partiel, laissant au pied du versant une épaisse couche de boue saturée, mêlée de pierres et de racines arrachées. Des fissures ainsi qu’un léger affaissement du sol ont également été observés à plusieurs endroits du plateau, constituant, selon des spécialistes, des indicateurs sérieux de fragilité géologique, d’autant plus que les précipitations se poursuivent.

Des experts confirment que la nature des sols, très sensible à l’eau, accroît le risque de glissements superficiels lorsque les couches souterraines sont saturées, ce qui représente une menace directe pour les habitations et les populations, en particulier dans les zones basses.

Inquiétude et colère chez les habitants

Les habitants de Sidi Bou Saïd expriment une angoisse croissante face à la situation. Mme Hala, 73 ans, résidente depuis plus de 35 ans, confie que les citoyens “ne savent plus quel sera le sort de leur ville”, rappelant que les risques concernent trois zones majeures : le flanc est supérieur du plateau, les abords du palais Ennejma Ezzahra, où des mouvements de terrain ont été signalés, et les pentes de la base maritime soumises à une érosion continue. Elle souligne que les alertes existent depuis 2013, sans interventions à la hauteur des dangers. À ce propos, glissements de terrain Sidi Bou Saïd au bord de l’effondrement est désormais la principale préoccupation locale.

De son côté, M. Salim, 60 ans, natif de la ville, rappelle que l’UNESCO avait déjà mis en garde, il y a près de 50 ans, contre les risques liés à l’érosion du plateau par l’action marine et la nature des sols. Pour lui, le manque de réaction sérieuse face à ces avertissements explique la situation actuelle.
Mme Widad, 54 ans, estime quant à elle que la phase actuelle ne tolère plus « ni retards ni lourdeurs administratives », considérant que le problème est désormais politique plus que technique, et appelant à des décisions claires au plus haut niveau.

Mesures gouvernementales et suivi technique renforcé

Une réunion de travail s’est tenue vendredi soir au siège du gouvernorat de Tunis, aboutissant à plusieurs restrictions préventives, dont l’interdiction, à partir du dimanche 25 janvier, de la circulation des bus et poids lourds vers le plateau afin de réduire la pression exercée sur les sols.
Les riverains ont été invités à signaler toute nouvelle fissure, tandis que la commission compétente du ministère de l’Agriculture a été chargée d’assurer un suivi continu et de proposer des solutions à la commission régionale. Enfin, rappelons que glissements de terrain Sidi Bou Saïd au bord de l’effondrement doit rester une alerte prioritaire pour toutes les parties concernées.

Le dossier fait l’objet d’un suivi officiel depuis 2023, après l’apparition de signes clairs de fragilité des sols et d’érosion marine. Une étude technique de six mois, financée par le ministère des Finances, a été lancée en avril 2024. En août 2025, la commission nationale de suivi a officiellement déclaré que la situation du plateau était “délicate et nécessite une intervention urgente”.

Le professeur de géomorphologie Wadii El Aroui explique que Sidi Bou Saïd est à l’origine un cap maritime, connu sous le nom de Ras Carthage, ce qui le rend naturellement exposé aux risques. Le plateau, dont le point culminant atteint 129 mètres, est composé de couches argileuses et de formations perméables favorisant l’infiltration des eaux et la perte de cohésion des sols.

Il souligne que les pentes abruptes, atteignant parfois 60 degrés, l’érosion marine, les pluies torrentielles (près de 300 mm enregistrés en deux jours) et la pression urbaine aggravent considérablement les risques. Il appelle à une surveillance permanente, à la limitation des infiltrations d’eau, à une meilleure gestion des eaux pluviales et au renforcement de la végétalisation des versants.

Auteur

La Presse

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