Hand – CAN – Tour principal Tunisie-Cap-Vert, ce soir (18h00) : Chasser le doute
Après le semi-échec face au Maroc, les Tunisiens ont intérêt à se relancer.
La Presse — Dans une précédente édition, nous avons avoué que nous n’avions rien compris à ce que faisait notre sept sur le terrain. Nous avions pensé que l’adversaire étant facile, il cachait son jeu. Le second match c’était le même comportement. Mais tant que la victoire et la qualification étaient au bout, il ne fallait pas trop se formaliser. Et ce fut cette piètre sortie face au Maroc qui nous avait collés à son tableau de chasse. Notre équipe était, certes, méconnaissable, mais ce fut presque une défaite. Notre équipe était sur le point de se faire battre et le nul était heureux pour nous et non pas pour les Marocains, qui ont réussi à résorber l’écart pris par les Tunisiens, pour partager les points. Et encore une fois, nous n’avons pu comprendre ce que cherchait à faire l’équipe de Tunisie.
Un adversaire de qualité
De toutes les manières, alors que nos principaux adversaires faisaient parler la poudre, nous étions les lièvres de la fable qui traînaient en route. Les équipiers de Fekih étaient désemparés, sans idée directrice, mal coordonnés dans les mouvements et surtout, sans cet élan qui balade les défenses et impose le respect de l’adversaire. D’ailleurs, les Marocains l’ont vite compris. Ils étaient débordés à la reprise, mais face à une équipe tunisienne peu sûre d’elle, les joueurs marocains, ressentant le manque de répondant de leurs vis-à- vis, se sont appliqués et ont remonté la pente.
Le Cap-Vert, notre adversaire de ce soir, il ne faudrait pas l’oublier, est un méchant client. Une bonne circulation de balle, des joueurs qui osent et une défense assez agressive, c’est le minimum pour brouiller les cartes les mieux servies. L’équipe du Cap-Vert possède ces qualités. Ce match réveillera-t-il notre sept de sa torpeur ? Possible, mais considérant ces errements qui ont failli tout remettre en question, c’est aux joueurs de remettre les pendules à l’heure.