Santé : un plan national pour renforcer la dermatologie et la vénéréologie
Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a présidé, lundi 26 janvier 2026 au siège du ministère, une séance de travail consacrée au renforcement de la spécialité de dermatologie et de vénéréologie. La réunion s’est tenue en présence du directeur général de la Santé, de représentants de la Société tunisienne de dermatologie et de vénéréologie ainsi que de la présidente de l’Instance nationale des spécialités.
Cette rencontre a permis d’aboutir à une série de décisions opérationnelles visant à améliorer l’accès aux soins dermatologiques et à renforcer l’équité sanitaire entre les différentes régions du pays.
Parmi les principales mesures annoncées figure la création de pôles régionaux de dermatologie, placés sous la supervision des services universitaires, afin d’assurer une couverture progressive de l’ensemble des 24 gouvernorats à travers un réseau de référence structuré. Les établissements publics seront également dotés d’équipements modernes pour améliorer les capacités de diagnostic et l’efficacité des traitements.
Le ministère a, en outre, décidé de créer de nouveaux services de dermatologie dans les régions intérieures, dans une optique de rapprochement des prestations des citoyens, notamment à l’hôpital Ibn Al Jazzar de Kairouan. Parallèlement, les travaux d’amélioration des infrastructures du service de dermatologie de l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir seront accélérés.
La séance a aussi mis l’accent sur le renforcement des compétences des médecins de première ligne à travers des programmes de formation continue, permettant une prise en charge précoce et plus efficace des pathologies dermatologiques.
Sur le plan réglementaire, le ministère s’est engagé à lutter fermement contre les pratiques illégales et anarchiques dans le domaine de la médecine esthétique, tout en accélérant la publication du cahier des charges encadrant les centres de traitement au laser, afin de garantir des conditions de pratique sûres et réglementées.
Enfin, le développement de la dermatologie à distance a été au cœur des discussions. Après son lancement, cette solution numérique connaîtra une extension rapide pour couvrir le maximum de régions intérieures souffrant d’un manque de spécialistes. Les établissements de santé seront connectés à une plateforme unifiée, avec un appui technique et des formations dédiées, dans le but de réduire les délais de rendez-vous et de rapprocher les services des citoyens.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’engagement du ministère de la Santé à développer les spécialités prioritaires et à promouvoir une justice sanitaire effective entre les différentes régions du pays.