Nos enfants auront de courtes vacances. Du 4 au 8 février 2026, ils seront au repos pour se préparer à la reprise des cours et aux examens de contrôle qui débuteront le lundi 23 février et se termineront le 7 mars 2026. Tout au long de ces examens, les cours ne seront pas interrompus et se poursuivront de manière normale.
La Presse — Quelle sera l’ambiance tout au long de cette semaine de relâche ?
Une question qui «ne se pose pas» comme nous a spontanément répondu un parent d’élève qui venait de s’entretenir avec l’instituteur. Il était venu pour s’informer en vue de faire de ces courtes vacances une période de «préparation».
L’instituteur qui visiblement est au bord de la retraite n’a pas voulu l’interrompre et s’est contenté de lui recommander de ne pas trop insister et de se contenter de faire réviser les cours programmés reçus.
Une fois le parent d’élève sorti, il a bien voulu nous expliquer le but de ces courtes vacances. « C’est contrairement à ce que pensent bien des parents, cette relâche est faite pour que les élèves soient mieux préparés psychologiquement.
Et pour le prouver, les examens de contrôle sont effectués sans que les cours s’arrêtent. Les élèves sont automatiquement mis sous pression par leurs parents, qui leur demandent toujours plus. Certes, il faudrait être exigeant, mais sans crisper et risquer d’inhiber les enfants.
A l’ère de l’élitisme, dans le monde entier, les réactions sont les mêmes. Alors qu’habituer l’élève à un effort régulier, accepté par conviction et non par menaces et coercition, a assurément plus d’apport, pour concentrer l’enfant et l’encourager à faire un tout petit effort supplémentaire, pour poser des questions et en savoir davantage.
Nous savons que ces recommandations sont souvent vaines et qu’il est difficile de convaincre les parents, mais ils ont intérêt à expliquer à leur progéniture qu’un examen n’est pas une sanction, mais une activité normale, qui intervient pour contrôler et non pour piéger l’enfant.
Seuls ceux qui se contentent de ce qu’on leur donne en classe ont des problèmes. Une fois en possession du cours, l’élève se doit de réviser et d’apprendre intelligemment ce qu’on lui a inculqué. C’est le minimum.
Se contenter de rentrer à la maison plonger dans le portable du père ou de la mère, se scotcher face à la télévision ou l’ordinateur pour voir des films ou jouer, n’est pas, bien entendu, une façon de faire des progrès.
Cette semaine de repos, nous pourrions la considérer comme une semaine de repos actif. Réviser les leçons sur lesquelles on a éprouvé de petites difficultés, lire, c’est l’activité la plus délaissée par nos enfants ces derniers temps, permettent d’être psychologiquement prêt pour affronter ces examens.