La Tunisie a fait son choix
La Tunisie nouvelle est décidée à procéder aux changements adéquats en vue de réussir les challenges auxquels elle fait face dans le but évident de mener à bon port l’œuvre de développement global et durable bénéficiant à toutes les catégories sociales et à toutes les régions.
Il s’agit d’un processus qui a fait l’objet d’un Conseil ministériel restreint (CMR) sous la présidence de la Cheffe du gouvernement et qui a abouti à la confirmation de la nécessité d’aller de l’avant en matière de conversion desdites dettes extérieures du pays et que l’Etat tient à convertir en projets d’investissement de développement à grande rentabilité.
En effet, le mécanisme à cet effet existe bel et bien, sachant que c’est l’un des plus importants et est disponible dans le cadre de la coopération bilatérale avec bon nombre de pays frères et amis, sans oublier qu’il est appelé à alléger le fardeau de la dette et à garantir davantage de fluidité des procédures.
Le mécanisme en question devrait avoir un double effet, à savoir la réduction notable de la charge du service de la dette tout en offrant des moyens de financements souples et ciblés afin d’impulser une croissance équitable et inclusive.
Il va de soi que les projets ciblés font partie des secteurs prioritaires, en l’occurrence l’environnement et les changements climatiques, l’agriculture, la santé la technologie, la transition énergétique, le transport et bien d’autres avec l’objectif final d’atteindre l’intégration sociale et économique, la production agricole et la sécurité alimentaire.
Il est pertinent de savoir que cette orientation figure déjà dans le cadre de la stratégie de développement et de l’initiative de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (Cesao et Eswa) permettant de réorienter les remboursements de la dette bilatérale vers des projets alignés sur les priorités nationales, dans une logique de financement innovant.
Ainsi, il est opportun de diriger les efforts vers des projets alignés sur les priorités susceptibles d’avoir des résultats tangibles dans certains domaines dont l’eau potable, les énergies renouvelables, les technologies modernes, la protection du littoral et l’emploi dans les régions dites marginalisées, comme stipulé par le plan quinquennal de développement 2026/2030.
Dans ce sens, le Président de la République a clairement appelé, depuis trois ans déjà lors de sa rencontre à Tunis avec la présidente du Conseil italien, à “l’annulation de la dette tunisienne et sa conversion en projets de développement spécifique”.
C’est dire que la Tunisie et son Président ont de la suite dans les idées consistant à faire d’une pierre deux coups avec l’adoption d’une démarche en faveur à la fois du développement pérenne, tout en se débarrassant du fardeau des dettes que le pays traîne depuis des décennies.