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Un Tunisien sur trois souffre de douleurs chroniques : ce que révèlent les experts

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  • 30 janvier 09:15
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Un Tunisien sur trois souffre de douleurs chroniques : ce que révèlent les experts

La 10 édition du congrès “Traitement de la douleur”, ouverte hier jeudi et programmée sur deux jours, a mis en lumière d’importantes évolutions dans la prise en charge des douleurs chroniques et aiguës en Tunisie et à l’échelle internationale.

L’événement réunit plus de 350 spécialistes tunisiens et étrangers, autour de conférences scientifiques, de travaux de recherche récents et d’ateliers pratiques visant à améliorer les stratégies thérapeutiques au bénéfice des patients.

En marge du congrès, un accord de coopération a été annoncé entre le ministère de la Santé et le groupe Philips, portant sur la modernisation des équipements d’imagerie médicale et de réanimation dans les établissements publics de santé, dans l’objectif d’améliorer le diagnostic, la prise en charge des urgences et le suivi des patients.

S’exprimant lors du congrès, la spécialiste en traitement de la douleur à l’hôpital La Rabta, la Dr Sonia Khalbous, a révélé que près de 30 % des adultes souffrent de douleurs chroniques, tandis que les douleurs neuropathiques concernent entre 7 % et 8 % de cette population.

Elle a précisé que les douleurs diffuses touchant l’ensemble du corps, sans pathologie clairement identifiée, affectent entre 25 % et 30 % des personnes âgées, avec une prévalence qui augmente avec l’âge.

Concernant les pathologies cancéreuses, la Dr Khalbous a indiqué que la douleur touche environ 50 % des patients dès les stades précoces, constituant parfois un élément révélateur de la maladie, tandis que cette proportion atteint près de 70 % aux stades avancés, soulignant l’importance d’une prise en charge précoce et multidisciplinaire.

De son côté, le chef du service des urgences de l’hôpital Farhat Hached, Riadh Boukaf, a souligné que l’objectif central du congrès est de changer la culture médicale autour de la douleur, longtemps sous-estimée. Il a mis en avant l’émergence de méthodes thérapeutiques innovantes, telles que l’hypnose médicale et certaines formes de thérapies complémentaires, qui viennent aujourd’hui enrichir l’arsenal classique de traitement.

Parallèlement à ces avancées scientifiques, le congrès a également été l’occasion de rappeler les défis structurels du secteur de la santé, alors que le Syndicat des médecins et des pharmaciens a révélé que plus de 6 000 médecins ont quitté la Tunisie au cours des quatre dernières années, un phénomène qui continue de peser sur les capacités du système de santé national.

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Auteur

La Presse

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