A l’Espace d’Art et Culture Hédi Turki Samia Kassab-Charfi et Sophie Morgaine : « Sous l’emprise de l’imaginaire »
Si le livre anime les étals des librairies, les œuvres posées sur les cimaises appuient la thèse qu’une œuvre monumentale n’est pas forcément une œuvre de grandes dimensions, elles sont le reflet de l’univers poétique de Samia Kassab-Charfi et de Sophie Morgaine, une symphonie entre la plume et le pinceau.
« La chute du palmier dattier », paru aux AC-Editions (Tunis), a donné vie aux mots de Samia Kassab-Charfi et aux images de Sophie Morgaine ; ce lyrisme de l’imaginaire est une mélodie que les sirènes d’Ulysse fredonnent sur les flots des vagues à l’âme entre « Le figuier » et les « Pains de l’aube » où « Eurydice » cherche son Orphée et jette son… encre qui colore les « Bordures des jours », titres qui illustrent la mouvance des mots et la brillance des couleurs.
Si le livre anime les étals des librairies, les œuvres posées sur les cimaises appuient la thèse qu’une œuvre monumentale n’est pas forcément une œuvre de grandes dimensions, elles sont le reflet de l’univers poétique de Samia Kassab-Charfi et de Sophie Morgaine, une symphonie entre la plume et le pinceau, entre une contemplation et un surréel, toutes deux ayant un langage universel où s’élève le chant du monde.
Même si le palmier a été coupé défiant toutes superstitions, la palme, elle, symbole d’immortalité, comme le rameau d’Or d’Enée, continue de voler portée par les nuages baudelairiens entre les feuillets du livre pour réveiller « ce que nous tirons de l’obscurité qui est en nous et que ne connaissent pas les autres », comme écrivait Marcel Proust dans « A la recherche du temps perdu ».
Sylvain Montéléone