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Economie

EXPRESS

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  • 31 janvier 18:30
  • 4 min de lecture
EXPRESS

Blanchiment d’argent numérique  
Un défi pour les économies et les autorités de contrôle

Le blanchiment d’argent numérique constitue une menace croissante pour les économies nationales et pose de sérieux défis aux autorités chargées de la lutte contre la criminalité financière transfrontalière, selon une étude intitulée « Blanchiment d’argent à travers l’espace numérique », élaborée par le juge et chercheur Jabeur Ghenimi.

L’étude définit le blanchiment d’argent digital comme l’utilisation d’outils et de technologies numériques pour dissimuler l’origine illicite des fonds et leur donner une apparence légitime. Cette pratique exploite notamment l’anonymat, la rapidité et la dimension transfrontalière des opérations numériques.

Les fonds concernés proviennent de multiples activités criminelles, allant du trafic de drogue et du terrorisme à la corruption, à la fraude, aux détournements de fonds publics et aux crimes portant atteinte à la sécurité de l’Etat.

Selon le chercheur, les nouvelles technologies ont favorisé l’émergence de formes inédites de criminalité financière via les cryptomonnaies, les réseaux sociaux, le commerce électronique, les banques numériques, les plateformes de transfert instantané et même les jeux en ligne.

Les cryptomonnaies, en particulier, constituent un outil privilégié en raison de leur traçabilité limitée et de leur caractère décentralisé.

Le blanchiment d’argent numérique a des répercussions économiques, sociales et politiques majeures : inflation, corruption des investissements, fragilisation du tissu social, financement du terrorisme et affaiblissement de l’Etat de droit, avec un impact négatif sur l’attractivité économique et la stabilité politique.

L’étude souligne toutefois que la Tunisie a renforcé son cadre juridique et institutionnel en s’alignant sur les normes internationales du Gafi.

Grâce à ces réformes, le pays est parvenu à sortir des listes à risque et figure, selon l’Indice de Bâle 2025, parmi les pays africains les moins exposés aux risques de blanchiment d’argent, tout en poursuivant activement les enquêtes liées aux crimes numériques.

Apia
Clôture des dépôts de projets climatiques le 10 février 2026

L’Agence de promotion des investissements agricoles (Apia) a annoncé, jeudi, que le 10 février 2026 constituera le dernier délai de dépôt des dossiers de projets, jusqu’à 17 heures, au bureau d’ordre de son siège.

Selon un communiqué de l’Agence, les projets concernés portent notamment sur l’adaptation aux changements climatiques, la valorisation des déchets de volailles, la conversion énergétique du gaz méthane, le traitement du margine, la valorisation énergétique des résidus de trituration des olives, ainsi que la réduction des émissions de carbone dans la flotte de pêche maritime.

L’Apia a appelé les promoteurs à soumettre des projets d’une taille et d’une envergure suffisantes, capables de générer un impact réel, de favoriser le changement et de renforcer la résilience.

Les projets de financement insuffisant ou de faible dimension ne pourront pas être examinés par le Fonds vert pour le climat, précise la même source.

S’agissant des projets d’adaptation aux changements climatiques, l’Agence a souligné la nécessité de prendre en compte, au-delà de la confirmation du caractère climatique du projet, sa capacité à atteindre les objectifs escomptés, son potentiel de transformation, son impact reproductible, les besoins de financement des pays bénéficiaires, le niveau de participation, la capacité de mise en œuvre et son alignement avec les politiques publiques, ainsi que sa contribution à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

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Auteur

Saoussen BOULEKBACHE

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