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Hand – CAN – Cet après-midi (15H00) – Finale Tunisie-Egypte : Des chances réelles à défendre…

  • 31 janvier 11:35
  • 3 min de lecture
Hand – CAN – Cet après-midi (15H00) – Finale Tunisie-Egypte : Des chances réelles à défendre…

La Presse — Lorsque la Tunisie avait entamé la 27e édition de la Coupe d’Afrique des Nations du Rwanda, elle s’était fixé un objectif : essayer de remettre la main sur le titre qui lui échappe depuis 2018. A vrai dire et pour éviter les forfanteries de circonstance, ce n’était pas du tout facile. Les forces en présence ont énormément évolué dans le continent et de grandes nations ont commencé à s’intéresser au handball. D’autres ont mis la main sur des binationaux ( comme le Cap Vert), qui ont changé profondément la donne.

Nous étions franchement inquiets pour notre Sept. Pour la bonne raison que même avec ses dix sacres africains, il ne possède plus ces monstres sacrés qui imposaient le respect. Finaliste en 2020, quatrième et troisième lors des deux dernières éditions (record de 25 présences sur le podium depuis la création de la compétition en 1974 ), on a vu l’Egypte s’imposer grâce à des générations successives de joueurs de grande qualité. L’Egypte s’appuie sur maints joueurs majeurs qui évoluent dans le championnat de France, où ils ont ajouté quelques cordes à leur talent. Des joueurs avec une très belle technique, une grande culture du handball : Seif El Deraa (Barcelone), le meneur enraciné à Nîmes depuis huit ans et passé à Istres, Mohammad Sanad, le buteur avec plus de 1.100 buts en championnat de France. Le gaucher était une idole à Nîmes, où il a même donné son nom à certaines actions spectaculaires comme le « Sanachon », un « kung-fu » (tir en captant le ballon en suspension) sur une passe transversale avec son acolyte de l’aile gauche.

Sans oublier Yahia Omar (Paris-SG), Yahya El Deraa ( Veszprém) et Ahmed Hesham (Veszprém)) que certains journalistes français considèrent capable de faire la différence tout seul sur certaines situations. « Il a l’instinct du but ». De ce fait, l’Egypte se présente à cette édition comme le favori logique. Elle se présente avec des éléments rodés par les compétitions européennes.

La Tunisie devra composer sans deux éléments majeurs blessés et absents qui la privent de leurs apports. Maints nouveaux joueurs marquent le renouvellement engagé. La sélection conserve quelques joueurs expérimentés comme Abdelli, le gardien Harbaoui, Toumi, Frad ou Ben Abdallah.Après avoir exposé les forces en présence, allons-nous considérer que notre « Sept » se présentera en victime expiatoire ? Non, pas du tout. La Tunisie est un pays de handball et possède une histoire avec un grand H dans ce continent. Ceux qui seront tout à l’heure sur le terrain vont se battre et dans une finale tout peut arriver. C’est l’aspect positif du sport. Tant que la rencontre se poursuit il n’y a pas de vainqueur. Nombre de nos joueurs connaissent les éléments égyptiens. Ils ont été leurs adversaires. Il suffit d’un rien dans une rencontre pour que tout bascule et que le favori doute. Et comme le handball est un sport de vitesse, tout peut changer.

Il y a certes des réalités desquelles on ne peut douter. Mais c’est ainsi. Notre équipe s’est bonifiée au fil des rencontres de ce tournoi et c’est sans complexes que nos représentants se présenteront tout à l’heure sur le parquet de cette finale.

Auteur

Kamel GHATTAS

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