Motion de retrait de confiance déposée contre le président du CNRD
Vingt-huit députés du Conseil National des Régions et des Districts (soit plus d’un tiers) ont déposé hier vendredi une motion de retrait de confiance contre son président Imed Derbali au bureau d’ordre estimant cette mesure a pour objectif de « rectifier le tir et de combattre l’hégémonie du pouvoir de l’ombre ».
Dans une déclaration à l’agence TAP, samedi, le député Ali Hassoumi, un des signataire de la motion, a indiqué que plusieurs raisons ont incité à prendre cette mesure, notamment les violations répétées du règlement intérieur du Conseil ainsi que les décisions prises de façon unilatérale.
Des décisions sont prises individuellement, sans même être soumises au bureau du Conseil, et des propositions émanant des membres sont souvent ignorés. il a cité dans ce sens les demandes, restées sans suite, de nommer des conseillers qualifiés dans divers domaines, en particulier économiques et financiers.
Selon la même source, le CNRD est isolé de son environnement depuis près d’un an et demi signalant que les propositions des citoyens, de la société civile et d’autres instances ne sont pas transmises aux députés.
Dans ce contexte, il a insisté sur le fait que cette motion ne vise pas personnellement le président du Conseil, mais condamne les pratiques actuelles et vise à révolutionner le fonctionnement du CNRD.
Il a par ailleurs précisé que la motion reste ouverte aux autres députés qui souhaitent la signer et qui ont manifesté leur désir de se joindre à cette initiative.
Les signataires de la motion expliquent que cette initiative a pour but de contrecarrer toutes les tentatives désespérées de museler la seconde chambre législative et de la réduire à un simple organe factice.
A noter que l’article 30 du règlement intérieur du CNRD stipule que » le Conseil national des régions et des districts peut retirer la confiance à son président ou à l’un de ses vice-présidents par un vote à la majorité absolue de ses membres, sur présentation d’une requête écrite et motivée, signée par au moins un tiers des membres du Conseil et déposée au bureau d’ordre ».
Le président du Conseil autorise la publication de cette requête sur le site officiel du Conseil dans un délai maximal de 24 heures à compter de sa réception.
Le président du Conseil convoque également son Bureau dans les 72 heures suivant la date de dépôt de la requête de retrait de confiance.
La requête est soumise au vote en séance plénière dans un délai n’excédant pas trois semaines à compter de son dépôt au bureau d’ordre.