L’agence de notation internationale Fitch Ratings a confirmé, le 28 janvier 2026, la note souveraine à long terme de la Tunisie à “B-”, assortie d’une note de recouvrement de “RR4”, et a annoncé le retrait du pays de sa liste des entités sous observation (UCO – Under Criteria Observation).
Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’application de nouveaux critères de notation souveraine publiés par Fitch en septembre 2025, qui intègrent désormais des hypothèses explicites de recouvrement dans l’évaluation du risque de la dette souveraine.
La confirmation de la note “B-” signifie que Fitch considère toujours la Tunisie comme un émetteur présentant un niveau de risque élevé, mais avec une capacité de remboursement qui reste suffisante pour honorer ses obligations, même en cas de difficultés. La note de recouvrement “RR4” reflète également une expectative de recouvrement moyenne pour les créanciers en cas de défaut, compte tenu des caractéristiques spécifiques de la dette souveraine tunisienne.
Dans son communiqué, Fitch souligne que la sortie de l’observation UCO (mise en place lors de la publication de ses nouveaux critères) peut être perçue comme un signal de stabilisation du cadre d’évaluation, même si des contraintes structurelles persistantes continuent de peser sur le profil de risque du pays.
L’agence mentionne notamment les indicateurs de gouvernance et ESG (environnement, social, gouvernance), où la Tunisie obtient un score de pertinence “5” dans plusieurs domaines clés tels que la stabilité politique, le respect de l’État de droit, la qualité des institutions et le contrôle de la corruption, reflétant l’importance des données de gouvernance de la Banque mondiale dans son modèle de notation.
Les marchés financiers et investisseurs observeront avec attention cette confirmation de notation, qui intervient dans un contexte où la Tunisie poursuit des efforts de consolidation macroéconomique tout en faisant face à des défis budgétaires et structurels importants. Le retrait de la liste d’observation devrait réduire l’incertitude perçue par certains investisseurs, même si le profil de crédit du pays reste jugé vulnérable.