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Commentaire – La Tunisie retirée de la liste (UCO) : S’affranchir de la surveillance

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  • 1 février 13:39
  • 2 min de lecture
Commentaire – La Tunisie retirée de la liste (UCO) : S’affranchir de la surveillance

L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la notation de la dette à long terme (LT) de la Tunisie à « B- », lui a attribué une note de recouvrement « RR4 » et l’a retirée de la liste des pays sous observation (UCO).

L’information est technique, presque froide. Mais derrière la mécanique des sigles et des ratios, il y a une respiration. Une bonne nouvelle, tout simplement.

Car il ne s’agit pas d’un exploit spectaculaire ni d’un bond vertigineux dans les classements mondiaux. C’est mieux que cela : un petit pas sûr, mesuré, vérifié. Un pas qui ne doit rien à l’euphorie mais tout à la persévérance. Et dans une Tunisie longtemps ballottée par les injonctions extérieures, ce pas prend une valeur politique et symbolique rare.

Fitch n’est ni indulgente ni complaisante. Elle constate. Elle observe une capacité de recouvrement moyenne, un cadre institutionnel encore fragile, une gouvernance perfectible.

Mais elle acte aussi un mouvement : la sortie de la surveillance, la stabilisation du risque, la reconnaissance d’un État qui tient debout malgré les tempêtes. C’est peu pour les marchés pressés. C’est beaucoup pour une nation qui se réapproprie son destin.

Ce classement, aussi modeste soit-il, ravive une souveraineté longtemps ravie. Il signifie que la Tunisie peut avancer sans tutelle permanente, qu’elle peut négocier sans être sommée, décider sans être disqualifiée d’avance.

Il rappelle que la libération nationale n’est pas seulement un fait historique : c’est un combat économique, institutionnel, presque quotidien.

Bien sûr, Fitch conditionne toute amélioration à des réformes durables. Le message est clair : rien n’est acquis. Mais pour la première fois depuis longtemps, l’horizon n’est plus fermé.

Ce n’est pas un triomphe. C’est mieux : un signal de confiance naissante. Et parfois, en économie comme en histoire, une lueur suffit à remettre un pays en marche.

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Auteur

Salem Trabelsi

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