L’Egypte était trop forte pour notre Sept.
La Presse — On s’y attendait. Cela a été difficile pour l’équipe de Tunisie qui n’a pas réussi à imposer sa façon de jouer, face à une formation égyptienne plus aguerrie et mieux préparée. Presque trois longues minutes d’observation avant que l’Égypte n’ouvre le score.
Les deux formations ne semblaient pas pressées de s’engager pleinement, mais ce sont toujours les Egyptiens qui trouvent la faille à la hauteur de la sixième minute. Leur gardien, sûr de lui, renvoie et permet à ses camarades de prendre confiance.
La Tunisie réduit la marque à la 8’ à 3-2 et les défenses semblent, des deux côtés, bien en place. Le Sept tunisien éprouve des difficultés pour contourner ou percer la défense avancée de leurs vis-à-vis. De toutes les manières, le danger serait de voir les Pharaons prendre trop d’avance.
Le gardien égyptien fait le travail et sauve des balles impossibles, alors que les bras de ses camarades rattrapent ce que les Tunisiens réduisent comme écart.
Les équipiers de Ben Abdallah dans les dix dernières minutes de la première mi temps, commencent à perdre leur concentration et leurs adversaires en profitent. Le camp tunisien demande un temps mort pour essayer de remettre de l’ordre, car cinq buts d’écart est déjà une sérieuse avance (12-7) face à une équipe qui s’adosse à un gardien vigilant et difficile à prendre en défaut.
Harbaoui sauve deux penalties à deux minutes d’intervalle, mais la pression égyptienne est réelle. Leurs pointeurs sont précis et efficaces, alors que l’attaque tunisienne marque le pas et s’embrouille. La première partie du match se termine sur le score de 17 à 10.
Rien n’a changé
Cela se voit, les deux formations en présence possèdent des atouts différents au niveau psychologique et athlétique. Les Egyptiens, avantagés par la présence de joueurs confirmés qui évoluent à haut niveau, laissent venir et accélèrent pour concrétiser leur avantage.
L’écart atteint une moyenne de 13 et 14 buts avec une rotation de l’effectif côté égyptien.
Aidi, Ben Abdallah et Ben Mostfa ont réussi à marquer, mais les jeux ont été déjà faits. Score final 37-24, un score lourd certes mais qui donne à réfléchir. Les Tunisiens ont été appliqués, volontaires et courageux, mais il y a des limites à tout.
Le dernier quart d’heure a été pénible. Pour l’équipe de Tunisie, être en finale, est déjà une bonne performance. Il faut reconstruire sur des bases solides.