Le financement participatif au secours de la transition énergétique
Dans le cadre des approches innovantes en faveur de l’œuvre de développement, l’Etat est déterminé à mettre en place une stratégie nouvelle et efficace dans plusieurs secteurs dont notamment celui de la transition énergétique appelée à être accélérée grâce au financement participatif ou ce qu’on appelle le crowdfunding.
En effet, ce nouveau type de financement constitue, selon les experts, un puissant levier complémentaire au service de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables dans la mesure où il ouvre de nouvelles perspectives pour orienter l’épargne vers l’économie réelle tout en contribuant à la diversification des sources des financements dans un esprit de participation.
Cette procédure s’inscrit dans le droit fil des objectifs nationaux devant améliorer la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité pour atteindre 35 % d’ici à 2030, voire 50 % à l’orée de l’an 2035.
Dans cet esprit, les différentes parties prenantes sont appelées à s’impliquer dans une mobilisation collective plus tranchante où l’ensemble des acteurs conjugueront volonté et actions concrètes. Parmi ces acteurs, on citera, plus particulièrement, les pouvoirs publics, les financeurs classiques, la société civile, les citoyens et autres partenaires internationaux.
D’ailleurs, lors d’un forum national, tenu tout récemment, les présents ont été clairs quant à la nécessité d’ôter le flou qui entoure ce système du crowdfunding, un moyen innovant capable d’ancrer la transition énergétique dans les diverses zone du territoire tout en permettant au citoyen d’être un acteur à part entière du changement, surtout que ces contributions citoyennes représentent déjà entre 5 et 10% du financement total.
Il s’agit donc d’un véritable tournant stratégique dans le financement des projets en rapport avec l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables dans le cadre d’un processus déjà engagé depuis sept ans selon une démarche progressive basée sur une approche concertée entre bon nombre d’institutions publiques, acteurs privés, experts et partenaires internationaux.
On constate, ainsi, que la mise en œuvre du crowdfunding dans notre pays est le résultat d’un long parcours, enfin concrétisé après de multiples ajustements et la recherche d’une cohérence positive aboutissant à un modèle structuré, crédible et opérationnel, tout en pouvant être perfectionné avec le prochain lancement, déjà annoncé, de la première plateforme nationale de financement participatif, désormais dotée d’une autorisation officielle.
Quoi qu’il en soit, avec la fixation du cadre juridique, ladite plateforme devrait jouer un rôle déterminant en vue de transformer ce dispositif en une véritable offre de financement pour les promoteurs et les investisseurs.