L’ouverture officielle se tiendra aujourd’hui à 20h au Théâtre des jeunes créateurs, avec un autre spectacle tunisien intitulé « El Kabout» (Le manteau). De part et d’autre d’une surface plane, les marionnettistes donnent vie à «Kaki», un petit employé de bureau prisonnier de la répétition mécanique des mêmes tâches administratives. La pièce est signée par l’acteur et metteur en scène Amir Ayouni.
La Presse — Aujourd’hui, le rideau se lève sur la 7e édition des Journées de Carthage des arts de la marionnette (Jamc), qui célèbrent le cinquantenaire du Centre national des arts de la marionnette.
Organisé par cette institution spécialisée, sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, le festival investira Tunis ainsi que plusieurs régions du pays jusqu’au 8 février.
La journée d’ouverture s’annonce particulièrement dense, avec un programme articulé autour d’un volet extérieur (si la météo le permet) et d’un volet en salle. A partir de 15h00, le chanteur tunisien Nidhal Yahyaoui donnera un concert à l’avenue Habib Bourguiba, suivi d’un carnaval qui viendra animer cette grande artère du centre ville de Tunis.
En préouverture de cette édition placée sous le nom d’Abdelaziz Mimouni, figure emblématique du Centre national des arts de la marionnette, le hall inférieur de la Cité de la culture accueillera, à 18h, un concert du Français Johnny Montreuil qui présentera des morceaux de son opus «Narvalo Forever». La soirée sera également ponctuée par un spectacle de mapping projeté dans la cour des théâtres.
L’ouverture officielle se tiendra, quant à elle, à 20h00 au Théâtre des jeunes créateurs, avec un autre spectacle tunisien intitulé « El Kabout» (Le manteau). De part et d’autre d’une surface plane, les marionnettistes donnent vie à «Kaki », un petit employé de bureau prisonnier de la répétition mécanique des mêmes tâches administratives. La pièce est signée par l’acteur et metteur en scène Amir Ayouni.
Cette soirée inaugurale donne le ton d’une édition qui réunira plus de 38 spectacles tunisiens, arabes et internationaux, portés par 17 compagnies venues de 16 pays. Les représentations auront lieu dans plusieurs espaces culturels de la capitale, à la Cité de la culture, à Dar El Masrahi au Bardo, ainsi que dans des espaces ouverts, mais aussi dans cinq gouvernorats : l’Ariana, Jendouba, Béja, Mahdia et Monastir, offrant aux publics de tous âges l’occasion de découvrir une sélection d’œuvres récentes.
Des représentations seront organisées au profit de l’Association tunisienne des villages d’enfants SOS Gammarth, ainsi qu’à destination des personnes à besoins spécifiques, soulignant le rôle social et éducatif de la marionnette.
La formation et la réflexion occupent également une place centrale dans cette édition. Ateliers de fabrication, de manipulation, de ventriloquie, de masques, de théâtre à lumière noire ou encore de marionnettes traditionnelles « Rouh Ennakhl » rythmeront le festival, aux côtés de cinq master-classes et de deux colloques. Autant d’espaces pour penser la marionnette à la croisée du patrimoine immatériel, de l’économie créative et des mutations des territoires culturels.
Enfin, cette édition anniversaire rendra hommage à plusieurs figures marquantes de l’histoire du Centre, parmi lesquelles Kacem Ismaïl Chermiti, Habiba Jendoubi et Mounia Abid El Messadi, saluées pour leur contribution artistique et institutionnelle.