Transition énergétique : L’option présidentielle pour un développement propre et résilient
La transition énergétique représente, de nos jours, un des défis majeurs auxquels la Tunisie est appelée à faire face et à relever avec une obligation de résultat, d’où son placement parmi les grandes priorités du Président de la République dont les efforts sont déjà concentrés sur la nécessité de mettre en œuvre les réformes adéquates et sur l’innovation des approches.
La Presse — En effet, notre pays a arrêté son choix pour les énergies nouvelles et renouvelables notamment solaire et éolienne, tout s’éloignant, progressivement, voire considérablement, des énergies à fossiles.
Autrement dit, l’engagement est résolument pris en faveur d’une énergie durable et équitable, ce qui exige une orientation ferme dans l’accompagnement des efforts internationaux destinés à affronter les changements climatiques grâce à des mesures efficaces alliant l’environnement, l’énergie et le développement.
Plus encore, la Tunisie nouvelle n’a pas tardé à entreprendre des mesures, qualifiées de décisives avec l’émergence de l’ambitieux projet Elmed, avec l’appui de l’Union européenne, un projet qui prévoit le déploiement de 400 MW d’énergie solaire photovoltaïque entre Sidi Bouzid et Gafsa.
S’inscrivant dans le cadre de la stratégie nationale et de celui du programme Global Gateway Afrique–Europe, Elmed bénéficie, également d’autres garanties de financement et de mobilisation de fonds de la part de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et la Banque européenne d’investissement (BEI).
Il faut dire qu’il s’agit d’un véritable chantier pour la production d’électricité verte tout en modernisant le réseau de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) en l’aidant à mieux intégrer les énergies renouvelables sans oublier les sérieuses perspectives d’une réelle éventualité d’exportation de l’énergie propre vers l’Europe par le biais de l’interconnexion électrique sous-marine Tunisie–Italie, qui porte, d’ailleurs, le même nom (Elmed).
Le même projet est scindé en deux volets, en l’occurrence une centrale solaire de 100 MW à Sidi Bouzid et un portefeuille de projets totalisant 300 MW à Gafsa qui devraient former l’ossature principale de la première phase (2022–2030) de la transition énergétique tunisienne et du développement durable et résilient.
De surcoît, la Banque mondiale (BM) est, également, associée à ce projet Elmed, sachant qu’une délégation du Groupe de la BM vient d’avoir une rencontre, qualifiée de pertinente, avec la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie et dont l’objet a été l’étude de l’état d’avancement des étapes pour la concrétisation de ce projet.
Il est utile de savoir, par ailleurs, que dans le même ordre d’idées, notre pays suit un autre projet d’appui à une «Transition énergétique tunisienne accélérée» (Teta) qui n’est autre qu’une initiative conjointe du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’énergie (Mime), de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’Énergie (Anme), de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) et de la GIZ. dont l’objectif est de participer à la promotion d’une transition énergétique rapide en Tunisie grâce à l’amélioration des conditions réglementaires, administratives et techniques nécessaires.
A noter, aussi, que la Tunisie dispose d’une stratégie ambitieuse de transition énergétique destinée à atteindre plusieurs objectifs clés d’ici à 2030. On citera plus particulièrement la réduction de l’intensité énergétique de 30%, la production de 35% de l’électricité à partir d’énergies renouvelables, et une baisse de 45% de l’intensité carbone par rapport aux niveaux de 2010.
Ces objectifs, une fois réalisés, devraient contribuer au renforcement de la résilience de l’économie tunisienne face aux perturbations extérieures, telles que l’augmentation des prix des énergies fossiles.
En définitive, la démarche présidentielle est irréversible en vue de la mise en place d’une énergie propre au sein d’un environnement sain, surtout que depuis le processus du 25 juillet 2021, les initiatives se sont multipliées pour le développement des diverses énergies propres au profit d’une croissance socioéconomique pérenne et résiliente.