L’équipe ne convainc peut-être pas, elle a prouvé en tout cas à Dar es Salaam qu’elle a une forte personnalité collective. Une belle remontada du reste, même si Hamza Jelassi a fait perdre deux points à l’équipe.
La Presse — Au vu de la prestation catastrophique durant la première mi-temps à l’issue de laquelle l’Espérance était menée par deux buts à zéro, réaliser une remontada qui aurait pu être ponctuée par une victoire, si Hamza Jelassi n’avait pas raté son penalty, relève de l’exploit. Ce n’est en tout cas pas donné à toutes les équipes de renverser la table après avoir été menées par deux buts.
La remontada réalisée à Dar es Salem est venue démontrer la forte personnalité collective de l’équipe et confirmer que si l’Espérance ne convainc pas ces derniers temps, c’est à cause de la pression insupportable qu’on exerce sur l’entraîneur et les joueurs.
Changements payants
On dit souvent que la deuxième période est la mi-temps des entraîneurs. Maher Kanzari l’a prouvé dimanche en opérant des changements qui se sont avérés payants avec l’entrée de Chiheb Jebali, Mohamed Dräger, mais surtout de Youssef Msakni, auteur d’une passe décisive et Florian Danho qui a provoqué un penalty dans le temps additionnel, malheureusement raté par Hamza Jelassi qui a très mal cadré son tir, bien au-dessus.
Des changements qui ont apporté de la fraîcheur physique qui a manqué aux joueurs depuis la 20e minute de jeu, mais aussi de la plus-value à l’animation offensive, ce qui a permis à l’Espérance de reprendre la main sur son adversaire.
Ceci dit, le point ramené de Dar es Salem est précieux, permettant au club “sang et or” de conserver la deuxième place qualificative aux quarts de finale. Un rang de dauphin avec 6 points au compteur, soit à seulement une longueur d’avance sur Petro Luanda qui occupe la troisième place.
La situation aurait pu être meilleure. Les “Sang et Or” affronteront ce dimanche à 17h00 le leader du groupe chez lui à Bamako, le Stade Malien, qui a deux longueurs d’avance.
C’est dire que si le penalty avait été transformé, l’Espérance aurait fait le déplacement dans la capitale malienne dans la posture de coleader, ce qui lui aurait facilité considérablement la tâche.
Le potentiel y est !
Ce qu’ont démontré Youssef Msakni et ses camarades à Dar es Salem, c’est que le potentiel individuel et collectif est toujours là en dépit de la campagne de dénigrement menée aveuglément sur les réseaux sociaux, essentiellement contre Maher Kanzari qu’on veut licencier à tout prix.
En ce qui concerne Youssef Msakni, il a démontré dimanche qu’il apportera sans doute un plus à l’équipe. Son atout expérience est indéniable. Il suffit qu’il retrouve la condition physique adéquate pour pouvoir tenir à l’échelle africaine une demi-heure, voire une heure de jeu sur le moyen terme.
Quant à Florian Danho, il doit mettre définitivement derrière le dos le penalty raté au derby, ce qui lui permettra à coup sûr de retrouver le chemin des filets et de se montrer décisif, comme c’était le cas dimanche en provoquant un penalty dans le temps additionnel.
Bref, l’Espérance a les qualités humaines requises pour aller au-delà de la phase de groupes, à même d’être un candidat sérieux pour le titre au fur et à mesure que l’infirmerie se désemplit et que les joueurs se montrent de plus en plus solides mentalement.
Une chose est sûre : quoi qu’on en dise sur les réseaux sociaux, l’Espérance n’est pas en crise de résultats et a le potentiel et suffisamment d’expérience d’aller loin en Ligue des champions. Il faut juste débloquer…