Le stock hydrique des barrages tunisiens a franchi le seuil des 50 % de leur capacité totale, selon l’expert en affaires agricoles Anis Ben Rayana. Les dernières estimations font état d’un volume pouvant atteindre 1,2 milliard de mètres cubes, grâce aux récentes précipitations.
Ben Rayana a aussi précisé que certains barrages, notamment ceux de la région du Cap Bon, ont atteint un taux de remplissage de 100 %. Il a souligné que les mois de février et mars représentent une période cruciale pour consolider les apports en eau, en particulier au barrage de Sidi Salem, ce qui laisse présager une saison agricole exceptionnelle, comparable aux records établis il y a sept ans.
L’expert a en outre salué la compétence des ingénieurs tunisiens dans la gestion de la pénurie d’eau lors des années de sécheresse. Il a mis en avant les techniques de connexion et de transfert entre barrages, telles que le transfert des eaux du barrage de Beni Mtir vers le barrage de Bouhertma, qui permettent de garantir l’approvisionnement en eau potable et pour l’irrigation dans les régions allant de l’extrême nord jusqu’à Sfax, avec une grande flexibilité.
Ces résultats et infrastructures démontrent la résilience du système hydraulique tunisien et offrent des perspectives positives pour l’agriculture et la gestion des ressources en eau dans les mois à venir.