gradient blue
gradient blue
Editorial

L’espoir, envers et contre tout

  • 4 février 17:00
  • 3 min de lecture
L’espoir, envers et contre tout

L‘occupation sioniste a déclenché d’horribles conséquences meurtrières, sa barbarie a indigné la communauté internationale, et la Cour internationale de justice a condamné l’Etat sioniste de génocide.

Les offensives et les agressions de l’armée que d’aucuns appellent «la guerre» ont fait des morts dont le nombre a atteint plus de 71 mille, selon les derniers chiffres, sans compter les blessés dont on parle moins.

Combien sont-ils ? Comment et où se soignent-ils ? Les hôpitaux ont été bombardés, des malades achevés sur leur lit, des médecins emprisonnés! On estime à 20.000 Palestiniens dont l’état nécessite des soins urgents, ils attendent de pouvoir quitter le territoire pour accéder à des soins médicaux.

100 mille enfants, exposés aux aléas du froid et des intempéries, souffrent de maladies infantiles et de malnutrition. Les organisations humanitaires, dont Médecins sans frontières (MSF), sont interdites d’entrer dans le territoire palestinien ravagé.

Pourtant, parmi les aides bloquées à la frontière, des tonnes de médicaments essentiels destinés aux blessés et aux personnes désespérément dans le besoin attendent dans des camions bloqués. Une honte.

A Rafah, où vivent près d’un million de Palestiniens, le poste est fermé depuis mai 2024, sa réouverture est réclamée de longue date par les Nations unies et les organisations humanitaires. Mais les autorités sionistes, invoquant des prétextes mensongers, ne l’ont pas autorisée.

Sur le papier du Plan de paix visant à mettre fin à la guerre, la deuxième phase, qui stipule notamment l’ouverture des frontières, ne démarre pas à la vitesse annoncée, loin s’en faut.

Depuis lundi, le seul point de passage à Rafah, actuellement situé dans un secteur encore occupé par Tsahal en deçà de la «ligne jaune», a rouvert dans les deux sens, depuis et vers l’Égypte.

Cette réouverture, attendue avec impatience par les Palestiniens, est strictement encadrée par l’armée d’occupation et limitée aux piétons.

Dans les prochains jours, 200 personnes devraient traverser côté égyptien, tandis que 50 par jour feront le chemin inverse et pourront traverser le point de passage. La frontière devrait ouvrir environ six heures par jour, mais la traversée est soumise à de strictes conditions.

Des foules ont rejoint la frontière dont 500 malades graves, attentes interminables, fouilles et brimades sont systématiques. Au premier jour (hier), plusieurs personnes ont été refoulées. On devait s’y attendre.

La réouverture est un pas important vers la paix, elle donne de l’espoir aux Gazaouis et permettrait de soigner les blessés et d’alléger les souffrances de leurs enfants.

Mais on estime que tant que le retrait de l’armée d’occupation de la bande de Gaza, tel que stipulé dans le plan de paix, n’aura pas été effectif, il serait hasardeux d’affirmer que l’espoir est total.

Auteur

Hamma Hannachi

You cannot copy content of this page