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CNRD : la motion de censure contre le Président Imed Derbali abandonnée

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  • 5 février 13:12
  • 2 min de lecture
CNRD : la motion de censure contre le Président Imed Derbali abandonnée

La tempête politique au sein du Conseil National des Régions et des Districts (CNRD) semble s’être dissipée. Ce jeudi 5 février 2026, le projet de destitution du président Imed Derbali a été officiellement enterré. Entre un coup d’arrêt juridique et un compromis de dernière minute, les députés ont finalement choisi la voie de l’apaisement.

Si les députés frondeurs invoquent aujourd’hui le sens des responsabilités, la motion a d’abord été entravée par la rigueur du règlement. Selon Jemai Zouidi, porte-parole de l’institution, la tentative de retrait de confiance a « échoué sur la forme ».

Initialement portée par 28 élus (dépassant le seuil du tiers requis), la motion a fondu après le retrait écrit de trois signataires.

Avec 25 signatures restantes, le compte n’y était plus. La tentative de ralliement tardive d’un nouveau député s’est heurtée à une règle d’acier : le délai de 72 heures permet de se rétracter, mais interdit toute nouvelle adhésion pour « gonfler » une liste déjà déposée.

Au-delà de cette défaite technique, c’est un pacte de non-agression qui semble avoir été scellé. Ali Hassoumi, figure de proue des contestataires, a confirmé que la « hache de guerre » avait été enterrée suite à une réunion marathon tenue mercredi soir avec le président Derbali.

« Le processus entamé le 30 janvier a abouti à la victoire du dialogue, plaçant l’intérêt de l’État au-dessus de toute autre considération », a martelé l’élu.

Ce dénouement permet également aux signataires de clarifier leurs intentions. Balayant les rumeurs de revendications personnelles ou matérielles, ils insistent sur le caractère structurel de leur action. Il s’agissait, selon eux, d’un électrochoc destiné à corriger des « dysfonctionnements institutionnels » et non d’une simple querelle de personnes.

En acceptant de transformer cette crise en dialogue, Imed Derbali sauve son fauteuil, mais devra désormais composer avec une base parlementaire qui exige une méthode de travail plus participative et une « vitesse supérieure » dans l’action législative.

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Auteur

La Presse

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