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Editorial

Investissements étrangers et priorités nationales

  • 5 février 17:00
  • 3 min de lecture
Investissements étrangers et priorités nationales

La Tunisie confirme son engagement pour l’impulsion des investissements qui seraient déjà en hausse de 12% cette année et pourraient atteindre les 30 milliards de dinars, soit 16% du PIB au profit des divers secteurs porteurs, dont notamment ceux de l’automobile, l’aéronautique, les TIC, l’industrie pharmaceutique, l’exportation et le développement régional.

C’est dans ce cadre qu’on annonce la rencontre entre le ministre de l’Economie et de la Planification avec le directeur de la Banque mondiale pour les pays du Maghreb et Malte pour examiner l’état d’avancement et la mise en œuvre de bon nombre de projets cofinancés par le Groupe de la Banque mondiale, dans les domaines vitaux qui sont en adéquation avec les principales orientations nationales.

D’ailleurs, les deux parties sont convaincues de la nécessité de consolider leur partenariat à moyen et long terme, sachant qu’un plan quinquennal est déjà établi avec un budget respectable d’une valeur globale de 430 millions de dollars, soit l’équivalent de près de 1.500 millions de dinars investis dans le domaine de la transition énergétique, des changements climatiques et l’amélioration de la gouvernance en matière d’approvisionnement électrique durable, tout en renforçant les performances opérationnelles et financières de la Steg.

L’autre partenariat de taille est celui générant un financement consistant de la part de la Banque européenne d’investissement (BEI) avec une ligne de crédit importante de l’ordre de 170 millions d’euros, soit l’équivalent de près de 600 millions de dinars, une ligne appelée “Tunisie – Relance économique” afin de soutenir les projets ayant un impact économique, social et régional, notamment ceux portés par des femmes, des jeunes entrepreneurs et autres créateurs d’emplois.

En plus clair, cette ligne est destinée aux PME avec un plafonnement à hauteur de 50 mille euros par entreprise, sans oublier que ces fonds seront canalisés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) par le biais d’institutions financières locales en vue d’optimiser lesdits crédits auprès des bénéficiaires ciblés, et ce, à travers les différentes régions du pays.

Rappelons que la liberté d’investissement en Tunisie pourrait être plus efficace, selon les experts, pour peu qu’elle soit accompagnée de facilitations législatives et administratives, ainsi que de plus de clarté au niveau fiscal, ce qui est de nature à lever les obstacles devant les entreprises qui continuent à faire preuve de résilience et ne demandent que le renforcement des incitations spécifiques aux secteurs à haute valeur ajoutée.

Ainsi, tout est mis en place pour soutenir le tissu productif tunisien, en alignant ses ressources financières provenant des investissements, notamment étrangers, sur les priorités nationales avec intégration des objectifs sociaux et environnementaux au cœur de l’accompagnement des PME.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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