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Sport

Athlétisme – Rayan Cherni fera son service militaire : Et si c’était le bon choix ?

  • 7 février 18:45
  • 3 min de lecture
Athlétisme – Rayan Cherni fera son service militaire : Et si c’était le bon choix ?

La Presse — A peine avons-nous terminé avec les problèmes vécus par les Champions olympiques et mondiaux, voilà que se déclenche une nouvelle affaire qui prouve, encore une fois, que l’organisation actuelle au niveau de la gestion de notre élite est déficiente. Il s’agit du cas de Rayan Cherni, un jeune marcheur tunisien qui a remporté la médaille d’or du 10.000 mètres marche aux championnats du monde d’athlétisme juniors (moins de 20 ans) en 2024 au Pérou.

Considérant que cela fait bien longtemps que la Tunisie n’est plus présente dans cette spécialité olympique, c’est tout simplement un exploit sportif remarquable. Cherni étudie actuellement à l’Institut supérieur du sport et de l’éducation physique du Kef et s’efforce de concilier sa carrière sportive et ses études.

Les informations qui nous sont parvenues à son sujet ne sont pas de nature à  combler d’aise ceux qui attendent monts et merveilles de ce jeune. Rayan Cherni semblerait décidé à abandonner ses études pour effectuer son service militaire. Une décision qui a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, beaucoup exprimant leur admiration pour son choix et les sacrifices qu’il consent.

Comme quoi, il est difficile de dénicher un champion, mais il est si facile de briser les rêves, de décourager une étoile montante et d’anéantir ses ambitions. Ce jeune champion du monde, membre du Club de Ciment d’Um El-Aklil, a des difficultés financières et matérielles.  

« C’est déjà assez dur de n’avoir personne pour vous soutenir, personne pour vous défendre, personne pour parler en votre nom », a-t-il estimé en prenant sa décision. L’avenir sportif et les études sont deux voies qui ne se croisent jamais. Faute de structure propre, on se doit d’en choisir une. Malheureusement, c’est le deuxième cas qui se pose après celui du champion du monde de taekwondo, Khelil Jendoubi.

Compte tenu des engagements, des compétitions et des stages d’entraînement des athlètes tout au long de l’année universitaire et considérant que le système éducatif est basé sur des examens hebdomadaires et une session principale ou de rattrapage dans l’enseignement supérieur, l’absence risque d’être payée cher.

Les athlètes appartenant à ces écoles bénéficient des autorisations nécessaires pour leurs missions au sein des équipes nationales. Encore une fois, cela ne pourrait être qu’une correspondance qui n’a pas été envoyée  ou qui n’est pas parvenue à temps.

On viendra l’expliquer pour se justifier.

Et lorsque ces ennuis inutiles se répètent, on finit par perdre patience. Dans tous les cas, le choix de Rayan de rejoindre l’armée, c’est du parfait bon sens. L’armée forme des hommes, à tous les points de vue. Là, au moins, il ne pourra jamais dire « qu’il n’a personne pour le défendre ». Tout en sachant que l’armée possède son école de cadres sportifs, s’il veut en faire un avenir.

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Auteur

Kamel GHATTAS

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